‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 46 sur 202 · CHAPITRE II. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. l

donuaot lieu sur toute la surface de la terre à une espèce de crépuscule à Taide duouel la végétation ëtait seusiblement la même, sur tons les points. Le climat vaporeux et chaud, également propre aux régions ëquatoriales et aux régions polaires, devait convenir parfaitement nux fougères, (jui durent prendre un développement considérable. M. Élie de Beaumont ( F. r trait de la So' eiéié phUomatique de Pan s y i836) signale, comme ayant dû concourir à répartir uniformément la chaleur sur le globe aux époques anciennes, Tabsence des gla^* ces polaires et les brouillards qui devaient apparaître aussitôt après le coucher du soleil. Ces brouillards, dus à la grande évaporation des eaux pendant le jour, devaient empêcher le rayonnement nocturne et rendre les climats plus uniformes sur toute la terre (i).

(i) Il ne sera pas sans intérêt «le rapporter ici la quantité de carbone nécessaire pour fornu i la houille, et les rapports entre celle qui est fournie par la re&piraùun et la quantité qui en est absorbée par un hectare de bois dans un temps déterminé.

L*«ir, qui contient en volume »o,8i d*osygène et 79,19 d*axote> ou en poids a3,oi d*oxygèneet 76,99 d*azote,indépendaiDiDeotde la vapeur d'eau et des j;az accidentels, renferme en moyenne actuellement 7— TTTT volume de gaz acide carbonique, c'est-àdire 0,00061 du poids de l'air. Or, lu quantité totale d'air contenue dans l'atmosphère étant connue an moyeu de la colonne baroiDétric|ue , on en dédoit que le poids total du carbone qui se trouve actuellement en moyenne dans l'atmosphère est représenté par celui d'une couche de 1*^,3 de houille répandue à la surface de la terre.

D'après Its calculs de M. Eîie de Beaumont , i" un taillis bien garni renferaie à peu près la nièm<; quantité de carbone qu'une couche de houille de même surface et de % millimètres de puissance;

La plus belle futaie ne renferme pas ])]us de carbone qu'une couche de houille de même étendue et de 6 udUimètres de puissance.

Ltu siècle de végétation lorestière, dans les circonstances actuelles, ne pourrait donc produire au plus, par m transformation, que t6 millimètres de houille. Dans un imvail subséquent, H. Cbevaodier, a reconnu qu'il se formait 35oo kilogrammes de carbone^ pendant une année, dans un hectare de prairie bien

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On a avance que l'époque de la végétation houillère n'avait pas été favorabUî au cIcvolopjMMnciit des animaux, parce qu'on ne trouve dans les grès liouillers que (les eu(jnilles marines et d'eau douce; néanuîorns, il y a des exceptions, car les couches de calcaires sul)Oi-d()iniees h ces grès, près d'Ediml)ourg , renferment des restes d'énormes poissons sauroïdes. Les teirains houillers de Sarrehruck et d'Autun monlient également des lestes de poissons apparlenaiit à des genres voisins des esturgeons. Ouanl aux co<juilles marines, elles sont rares, à la vt>rité, dans le grès houiller; il semblerait d'après cela que la vie aulinale^ pendant la fonuatiuu

fuiDcr, proportion Irès-fortc pour nos climats, dette (|ti.mtito rt'j»rc'st'nte une couclie de houille de 7^ de luillimelrc d épaisseur ; ce serai! 3a millimétrtss de houille par siècle.

D'après les calculs de MM. Andral et Gavarrct , un homme de 3o à 40 ans, dans Pacte de la respiration, brôle par heure, en nioyrnnr , 11 gra!nnio< do cnrbone; une femme du niéine àt:f, 7 grammes. On peut uduieltre eo moyenne, homme cl icmiue, == y gr., 5, à 33jids.

Dans nos (bréts, la végétation commence à la fin d'avril, pour s'aiTéter à la fin de septembre) on peut compter en tout 5 luois ou 1 5o jours de végétation.

En moyenne, suivant M. Chrvnudier, le boi:i contient o,5o de carbone; la production annuelle par hectare a été trouvé»- :

Cu-booe. Hydrogène. U&ygène. Azote. Geiidreii.

Pour une forêt ^ de 69 ans»

Pour une a* l'orêt, âgée de 58 ans.

,754 Mv. a,3kii. ,507"». 33"»- 4«"»-

i854 aaS i586 36 53

Cela posé , I hectare de forêt consomme en a4 heures, pendant

les i5o jours de végétation dans nos climats,

^•pi^zs. la kil. de carbone ; par heure, Son gr.

Terme moyen, par jonr de végétation ou non-végétation ,

^ffî- sss 4 kil. , 93 y et par heure , aoS gr.

Or^ une personne consomme dans le même temps 9 grammes : donc a3 personnes fournissent dans 1c même temps, par U res* piration , la quantité de carbone cpii est enlevée en moyenne par la végétation d'un hectare de forêt dans nos climats*

CHia»ITRE II.. i39

houillère, aurait eu en général peu do puissance. Mais il est à reinanf uer que la formation de la houille ayant eu lieu dans des localités trè^restreintes , on ne peut en tirer cette conséquence.

Nous allous essayer maintenant de donner une idée de la coufîguratic»! de TEurope, d'apt es M. Élie de fieauraoaty non-seulement à 1 époque houillère, mais encQi*e aux principales époqués géologiques, afin de montrer

Suelle a pu être son influence ^ur le climat à chacune e ces. époques.

Les soulèvements dn Hundsruck et des ballons, en exhaussant les dépots camhriens, siluriens et devoniens, augmentèrent la superficie des terres déjà hors de Teau, en même temps qu'ils changèrent leur configuration.* Le calcaire carbonilk«, ainsi que les diverses couches marines qui se trouvent dans le grès houiller, indiquent une mer, d'immenses marais maritiihes, ou des golfes, s étendant depuis les Ardennes et le Harz jusqu'aux montagnes d'ancienne formation des Iles Britanniques. En France comme en Allemagne, il existait de grandes terres dans lesfjUfllos ou autour, desquelles se trouvaient çà et là des lacs, des marais et des anses, où aboutissauMiL des cours dVau venant y cli'pt)ser des végétaux de Luule grandeur et des (U'l)i is de roches.

carte planche IK, figiu'e i, permet de vou' quelles étaient, dans l'Europe occitientale , les pusilions relatives des mers de Tépoquc houillère, des terres émergées et des marais liouillers. On n'a pu jusqu'ici détcrmmer nettement les limites des terres. On voit sur cette carte (pie les rivages des îles sont dirigés suivant les systèmes de soulèvement du Hundsruck et des huilons. Le premier court par O. 35" S. à E. 35" N., et le second par la même direction, à 3" près que le système des Pyrénées. 11 est tout naturel que ces deux systèmes, qui avaient soulevé les terrains camhriens et siluriens^ aient influé sur la direction des côtes. Dans la carte, les parties blanches représentent la mer où le calcaire carhonifere s'est déposé ; les parties ombrées par des simples traits horiaoa-

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taux, les terres horsdeJ*eau; et les parties ombrées avec des lignes croisées y les dépôts de iiotiiile. Quant au tracë, qui indique , comme dans toutes les cartes, les rnn tours des continents tels qu'ils sont actuellement , il n'a été fait que pour se rendre compte de la position des terres et des mers de cette époque. Au milieu de la mer se trouve une grande île, dont les limites ne sont pas bien connues. Les rivages où se trouvent Cork, Bristol et la pointe des Ardennes, sont dans la direction du système ' , des ballons. Au sud de cette île, les dépôts houillers vont de Liège à Boulogne d'une part, et de Bristol au centre de liScosse, de Tautre. Au nord ils vont de Derby à Li* verpool, et se lient avec ceux du nord de l'Anglelerre, de rÉcosse et de l'Irlande. Au milieu de ces dépôts se montrent des groupes de terrains anciens , formant des îles, dirigées suivant le système du Hundsruck. Dans le voisinage de Leicester, Coventry et Birmingham, on remarque des marais houillers isolés les uns des autres.

mer carbonifère ne paraît pas s'étendre vei*s le nord au delà du Hanovre.

Au sud (le liristul , on voit une île formée des tei-rains anciens du Devonsliircet de Coruoiiailles. el (jiii n étaient, peut-être, que le connnenceinent (fiiiH! grande terre, au delà de hujuelle on n'îijx'ivoit aucune trace de la mer caihoiiifère, se rattachant tl une j)arl aux Ardenncs, et de l'autre à un continent dont nous allons indiquer, autant (juc possible, les limites.

T^es ter rains anciens el déeonveri s (le la Bretagne el du plateau central de la Fi'ancc formaient une grande terre, où étaient situés les lacs de Baveux, de Ouiinper, de Laval et de Vouvant , enf<îrmés dans les anfractuosités du système des ballons; ensuite, ceux de la Bourgogne, du Limousin, de l'Auvergne et du Forez, etc.; puis, ceux qui étaient situés dans des directions parallèles au système du Hundsruck. Cette grande terre s'étendait jusque vers Strasbourg; à Test, et peut-être réunie avec elle, il s'en trouvait une autre , comprenant tous les points oii sont aujourd'hui Inspruck, Milan, Briançon, Gènes, Nice,

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