LONGITUDE
PROFONDEUR m MfcTRES.
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de 46 millionièmes par chaque atmosphère ou par 10 mètres d*eau, et les variations de volume de ce li« quide dans les environs de 0°, ne portent également que sur tes millionièmes; ainsi, par exemple, en passant de I** h o**, l'eau augmente de 5o millionièmes de son voluiîie. Il résulte, de hi, cpje la com[)ression seule de l'eau de mer par les couches supérieures, peut donner lieu à une augmenlaliod de densité capable de faire é(palibre à la dilatation; des lors rien ne s'oppose à ce (pu* les couches inférieures aient une température plus élevée que celle de la surface.
Nous ne devons pas oublier de mentionner le fait observé par Jonathan William, savoir, (pie l'eau est plus froide sur les hauts-fonds qu'en pleine mer ; fait qui a
été confirmé par MM. de Humboldt et Joha Davy. Sir Humphry Davj attribuait ce curieux phénomène , non à des courants sous-marins qui*, arrêtés dans leur marche, remonteraient le long des accores du banc et glisseraient ensuite à sa surface, mais au rayonnement, par suite duquel, surtout quand le ciel est serein , les couches supérieures de TOcéan doivent certainement se refroidir beaucoup. Or, le refroidissement, si cé n'est dans les régions polaires où la mer est à près de zéro de température^ amène uiie augmentation de densité et un mouvement descendant des couches refroidies. Su))poscz un océan sans fond; les couches en question tombent jusqu'à une grande distance de la sur&ce^ et doivent en modifier très^peu la température; mais sur un haut« fond, lorsque les mêmes causes agissent ^ les couches refroidies s accumulent^ et leur influence peut devenir très^sensible.
Dans les mers méditerranées, la distribution de la ,clialeur doit se faire comme dans l'Océan; seulement, la pr ofondeur étant nioins eonsidc'rable, on parvient à une température stationiiaire dont il est aisé de seremb e com|)te. l^our donner un exemple des effets de cbaleur que l'on y observe, nous ne pouvons mieux faire cpiede citer les conclusions auxquelles conduisent les observations de M. Aimé sur la température de la Méditerranée ( Annates de p/n sKjue et de e/u/nie , i8/|5, t. XV), faites à l'aide de tliermomélrograpbes et de tlierruornetrès h déversement avec éclielle arbitrairt^, garantis de la pression extérieure au moyen de tubes en verre.
i" Près des C(*)les, la tempiTalure à la surface de la Méditerranée est notablement plus élevée qu'au large pendant le jour, et plus basse (quelquefois pendant la nuit; près des côtes de l'Océan, ccst l'inverse.
M. Aimé pense 'donc, d'après cela, que le fait observé par Jonathan William est dû aux courants sous-marins: ainsi, d'après lui, lorsque l'eau e&t peu profonde, dans le jour, les rayons solaires pénétrant jusqu'à une certaine profondeur pèuyent éclmuffer le fond même de la mer.
CHA.PJTBE m. ^ a47
9* La tempënture moyenne de l'année , à la surface , eslà peu près égaie h celle de l'air.
Au printemps et en ëlé, la température moyenne de la mer est inférieure à celle de lair; eu automne et en hiver, c'est le contraire.
Jamais la température de la surface ne descend audessous de 10° en hiver; en été, elle peut aller jusqu a •;•() .
3** I-/a variation diurne de la températui e cesse d'être sensible à i6 ou i8 mètres^, et la variation annuelle à 3oo ou /|Oo mètres.
Quel(juef()is, par un temps calme et screit» , il se passe dans la mer un phénomène analogue à celui qui a lieu dans l'air. Ia^ matin, on observe une inversion dans la température des couches d'eau , qui va en croissant de 3 à 4 dixièmes de degré, jusqu'à la profondeur de a ou 3 mètres.
4° La température minimum des couches profondes de h Méditerranée est égale à la moyenne des températures de l'hiver à la surface.
Dans la partie méridionale, )a température déerott généralement toute Tannée jusqu'à 3 oU ^oo mètres. Dans la pÎHtîe septentrionale, au contraire, la température augmente en hiver jusqu'à ane certaine profondeur.
La température des couches profondes de la Méditerranée peut être évaluée à peu près à i%%6f d'après les observations de M; Aimé et celles de M. Bérard «n divers points de cette mer.
M. Bérârd. a . trouvé en effet :
Profondenr. Température.
. Près des côtes de France 1 233 m, ; . . • i
— • d'Espagne looo ••••ia,6
— des Baléares . . . 2000 ••••12 ,7
. . . 1000 • • . . 12 ,4 Près de% cotes de l'Algérie. . . . i »ox .... 1 1
La température moyenne est .... 1 2°,6
248 DES M£KS
Or, comme la tempéralure moyenne hibernale, a la surface de la mer, est de 1 1^7 à Toulon, et i3^8 à Al|;er, la moyenne de ces deux nombres est 1 3^,75,
3U1 est précisément la température précédente. Il est onc probable que la basse température du fond de la Méditerranée n*est pas déterminée par l'entrée des eaux de rOoéan,mals seulement par la précipitation des couches supérieures refroidies pendant Thiver.
De la température des lacs.
Les couches supérieures des lacs éprouvent des variations de température considérables, et telles qu'en hiver elles peuvent se congeler, tandis qu'en été leur température peut aller à' 20** ou 25**. Les parties inférieures ont une température peu variable et qui approche du maximum de densité de Fcau ordinaire, c'est-à-dire, de -h4*^. Ce fait a été mis hors de doute par les expériences de Saussure en Suisse, et par celles que Tuu de nous (^M. Becquerel) a faites dans le lac de (iciiève, près du château dcChillou,avec unappareil thermo-éiectriqi^e.
BZPiRISNCES FAITCS DiUfS LE LAC DE GENÈVE PRÈS DU
CUATEAU DE CHILLOIT.
ftofMideur. Température.
io4 mètres 6°,5o
ao la ,3o
A la surface 19 ,80
L'appareil therrao-électriquea l'avantage, sur les thermomètres à minimay de donner des effets instantanés au fur et à mesure qu'on descend Tappareil.
Saussure avait trouve dans le lac de ( '.enèvc,à io4 mètres, + 5",6o5 la température de 6",5o, trouvée à ChiU lon, tient à ce que Ton a opéré près d'un rocher; ce qui le prouve, c'est que Saussure, sous un climat plus doM^, ^ans le lac Majeur, a trouvé 6^,75 à i la mètres.