‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 103 sur 358 · Division du sujet · texte numérisé non relu

Division du sujet

L’expérience de l’homme adulte }net dans la plupart des cas une différence entre la sensation proprement dite et l’image. La sensation lui apparaît comme produite en présence de l’objet ; l’image au contraire lui semble dénuée de ce caractère d’actualité et n’être qu’une réviviscence partielle de la sensation passée \ Les images pour ce motif ont été encore nommées phantasmes représentations *, états secondaires *.

Une première question se pose d’elle-même : quelle relation existe-t-il entre l’image et l'état primaire qu’elle ressuscite. relation quant à la modalité de la connaissance, relation quant aux caractères qui permettent de distinguer les deux phénomènes, relation quant au siège physiologique ? Nous répondrons à cette question dans le 1®^ §.

L’expérience même la plus vulgaire apprend que, selon le mot de Ribot : « V image n’est pas une chose morte... ne ressemble pas a un cliché photographique dont 07i peut tirer indéfiniment des copies » Elle surgit à l’occasion de telle sensation ou de telle image pour disparaître bientôt et pour renaître associée à de nouveaux actes psychiques ; elle semble séparée par une durée plus ou moins longue de la sensation qu’elle reproduit, rattachée d’une manière plus ou moins précise à telle partie du cours de notre vie. Nous étudierons dans un 2® § cette dynamique de l’image.

Enfin dans un 3*^ § nous traiterons de particularités

1. Spencer, Pr. de Psycliologie, tr. Ribot et Espinasse, t. 1, 168, § CG ; Taine, L’intelligence, t. 1, 76-78 ; Malapert, Psychologie, 189-190.

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