‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 119 sur 358 · AVoodworth, Mouvement, 245 ; cf · texte numérisé non relu

AVoodworth, Mouvement, 245 ; cf

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pratiquées sur des singes, car plus un animal est élevé en organisation, plus il est difficile de le garder vivant après la décérébration ^ ; mais on a pu observer longtemps le chien sans cerveau de Goltz : « Cet animal qui a vécu pendant dix-huit mois de la sorte, marchait normalement, réagissait par des mouvements défensijs aux lumières et aux sons éclatants, et plus encore aux sensations cutanées et musculaires. Il avait perdu toute habileté dans le mouvement de ses pattes de devant... Il ne prenait pas ses aliments spontanément quoiqu'on fût agité lorsque son jeûne se prolongeait... Il ne reconnaissait plus les gens, ni les animaux, ni les objets ; il avait perdu toutes les réactions acquises et rCen apprit jamais d’autres » c) L’idiot complet, ou du premier degré, présente dans sa manière de réagir aux excitations une véritable ressemblance avec le chien décérébré de Goltz : « Les fonctions motrices sont le plus souvent profondément troublées... On est obligé d'introduire les aliments jusqu'à l'entrée du pharynx pour provoquer le réflexe de déglutition... Il ne manifeste meme pas le besoin de se nourrir^.)) Cependant l’idiot du premier degré a l’usage de ses sens ; chez plusieurs qui sont aveugles et sourds on a constaté, à l’autopsie, non une malformation plus accentuée du cerveau, mais de la rétinite pigmentaire, une atrophie plus ou moins accusée de la rétine ou du nerf optique : « Dans l'oreille interne on a signalé.... des lésions du rocher et des vices de conformation des organes constitutifs » Par conséquent l’idiot, ayant les organes des sens intacts, a des sensations et cependant réagit aux excitations extérieures à peu près comme le chien décérébré : on ne voit donc pas pourquoi a priori on affirmerait que ce dernier est incapable d’avoir des sensations ; la question reste indécise, si on consulte la seule

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