Etat ment, des hyst
3. Cf. Dromard et Levassort, Amnésies 148-152 ; Hôfîding, Bsq» d’une ps. 202 ; Malapert, Ps., 234-242.
IMAGES
tâtions purement imaginaires peuvent s’offrir à la connaissance avec une très grande spontanéité et une très grande aisance. B. Sollier prétend que l’image rêvée se distingue de l’image vécue par une connaissance confuse des modifications de la cénestliésie cérébrale : « G^est surtout It sens du courant nerveux qui permet établir des distinctions entre le souvenir et la conception imaghiaire... Le cerveau a une sensibilité propre^ qui lui permet de prendre connaissance des phénomènes physiologiques qui se passent en lui... C^est seulement dans les lobes antérieurs, dans la région préfrontale du cerveau, que se font la perception des impressions présentes et révocation des impressions passées, tandis que c^esi dans les lobes moyens et postérieurs, dans le cerveau organique, moteur et sensitif, que s^ accomplissent la reproduction des impressions passées' et Vétat dynamique correspondant aux impressions présentes » Cette théorie de Sollier est faite d’affirmations non prouvées. D’ailleurs, quand bien même les expériences de l’auteur donneraient une vraie probabilité à l’hypothèse de la cénestliésie cérébrale, comment admettre qu’au milieu de cette prodigieuse complexité qui constitue la vie des images, nous puissions discerner que la variation du sens du courant nerveux dans telle l^artie du cerveau se rapporte à tel objet connu plutôt qu’à tel autre? Nous pourrions tout au plus conclure que, parmi les objets contenus à un moment donné dans le champ de là conscience, il en est un qui a déjà été connu, mais comment dire avec précision : « j’ai déjà vu ce que me présente telle image » ? C. La réaction provoquée par chaque objet perçu, l’attitude prise en sa présence, nous permet de le reconnaître *. En particulier : « ne devons-nous pas pïésumer que la conscience d^un accompagnement moteur bien réglé, d'une réaction motrice organisée, est ici le fond du seriti-
1. Probl. de la méiii., 141, 143 ; ci. Le sentiment cénesthéaique O. rend, du Congr. de ps. 1909, 208-211.
2. B<3tz, Vorstellung und Einsteilung ; üeber Wiedererkennen, Arch. f. ges. Ps., t. 17, 200, 296, (Ann. ps. 1911, 433).
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ment de la familiarité ^ ? » On sait que toute connaissance est motrice (ch. V); mais la connaissance qui a été vécue ne détermine pas les mêmes réactions que la simple imagination. Des expériences ingénieuses de Cheves West Perky ont donné des résultats significatifs : « Presque toujours il y a des mouvements des yeux da'ns les images de mémoire visuelle (89,5 % des cas), et fresque jamais dam les images d'imagination visuelle (20,5 % des cas). Cela peut se comprendre. Une image de mémoire n'est qu'un fragment d'une expérience antérieure, et celle-ci tend, lorsqu'on se souvient, à revivre dans son intégralité, elle se restaure donc avec les mouvements anciennement exécutés ; tandis que l'image de l'imagination n'a pas les memes raisons pour faire revivre les mouvements. Des expériences analogues ont été faites avec des images auditives ; et là on a contrôlé les résultats par un appareil graphique placé sur le larynx... ; l'auteur rapporte que le pourcentage des images de souvenir auditif avec mouvement du larynx est de 84 % ; le pourcentage des images d'imagination auditive avec mouvements du larynx est seulement de 9 %. Enfin une dernière expérience de ce genre a été faite sur des personnes qui imaginaient des odeurs et des parfums ; le pourcentage des mouvements des narines était de 96 % dans le cas de souvenir et de 10 % dans le cas d'imagination » Les expériences pour être concluantes devraient préciser si la reconnaissance était antérieure ou postérieure au mouvement, et l’expérimentateur semble avoir trop négligé l’examen et le questionnement du sujet. Le critérium de la réaction provoquée ne semble pas universel ; certains faits que l’on se rappelle avec beaucoup de précision comme passés peuvent avoir une réaction très faible, et la difficulté opposée au critérium de Sollier se représente de nouveau : comment entre toutes les réactions dues aux connaissances occupant au moment donné le champ de la conscience