Peillaube, 1. s. c
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IMAGES
immédiat de la connaissance ; si quelque expérience reste encore inexpliquée, cet^be difficulté d’interprétation existe actuellement en toute hypothèse, et l’histoire passée atteste qu’un grand nombre de faits obscurs ont trouvé avec l’avancement des sciences physiologiques et psychologiques une explication objective obvie. Rien en un mot dans les résultats de l’expérience vulgaire ou scientifique n’autorise à rejeter l’affirmation d’Aristote : « le sens ne se trompe pas sur son objet propre . »
Beaucoup de faits présentés comme des erreurs des sens ne sont que des illusions et nous en parlerons au § suivant ; indiquons quelques faits relatifs aux sensations visuelles.
Les sciences physiques et physiologiques nous donnent les résultats suivants : 1° L’excitant de la sensation de couleur affecte l’éther. Une théorie probable, en parfaite harmonie avec les faits physiologiques et psychologiques, admet deux processus distincts : le processus photesthésique et le processus chromatique, la rétine étant beaucoup plus sensible à l’élément photesthésique. L’élément chromatique peut se détrune ou se modifier par interférence 2° L’éther intrarétinien est lui-même suceptible de produire des phénomènes lumineux, et on admet que l’adaptation et la fatigue font varier l’état de l’éther rétinien et la lumière idiorétinienne 3® (( Il a été rigoureusement démontré quHl existe une connexion nerveuse entre les deux rétines ; on a de plus prouvé que le mouvement des cônes dans Vun des yeux produit un mouvement des cônes dans Vautre œil » On a également établi qu’une excitation électrique de l’un des yeux produit une modification électrique dans les deux rétines *