Myers
IMAGES
Une hypothèse qui placerait l’objet connu par l’œil dans l’éther touchant la rétine sera en parfaite harmonie avec tous les faits. (L’état de cet éther dépend et du milieu extérieur à l’œil et aussi de l’éther intrarétinien). Sans parler des expériences vieillies qui s’interprètent immédiatement en plaçant la couleur dans l’éther touchant la rétine (bâton courbé dans l’eau, dichroïsme, etc., etc.), l’achromatopsie s’explique par une connaissance du seul processus photesthésique, le contraste simultané et successif s’explique par l’action de l’éther intrarétinien ; la connaissance de l’élément photesthésique demandant une énergie moindre que celle de l’élément chromatique, dans plusieurs cas où l’énergie mise en activité sera plus faible, l’élément coloré pourra ne pas être perçu (ainsi, selon plusieurs auteurs, la connaissance visuelle de l’enfant n’atteindi’ait au début que le processus photesthésique ^ ; de même, dans plusieurs cas d’hystérie, le sujet ne perçoit pas la couleur mais une teinte grise seulement, bien que cette couleur non perçue ait été sentie, comme l’expérience le prouve) Trois cas sont particulièrement intéressants : a) Cas des excitants inadéquats. Le nerf directement excité par une percussion ou un courant électrique peut donner une sensation visuelle ; plusieurs recourent pour expliquer ce phénomène à l’existence de l’éther intra-nerveux dont la clarté non suffisante pour exciter l’organe pourrait être perçue par le nerf et le cerveau, mais tout fait croire qu’il s’agit d’une image : « St les organes terminaux ont été œngénitalement atrophiés et restent en cet état, aucune expérience gui résulterait normalement de leur excitation ne pourra être réalisée par une autre voie. Les aveugles-nés {ou ceux qui ont perdu la vue dans les premières années de leur enfance) n^ont jamais de sensations ou d'images visuelles, soit pendant la veille, soit pendant le sommeil. Mais si les centres cœ'ticaux ont été accoutumés à recevoir une modalité d'excitations, leur activité
1. Cf. Cramaussel, Eveil intellectuel de l’enfant, Aie. 1909, 1-20