‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 162 sur 358 · Claparède, 1. c · texte numérisé non relu

Claparède, 1. c

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Descartes, Képler, Huyghens, recourent à l’influence des objets interposés dans le champ du regard : « Il se trouve divers objets entre eux {les astres) et nos yeux qui nous font mieux remarquer leur distance h » (Cf. l’explication donnée pour la surestimation des lignes discontinues) ; Clarapède objecte .que l’illusion persiste lorsque l’astre est vu audessus de la mer ; mais on répond que l’œil peut très bien s’arrêter sur plusieurs points de l’étendue superficielle de l’eau. Hobbes, Wundt, Reimann, etc. ^ : la solution est dans l’aspect du ciel qui est celui d’une voûte surbaissée et aplatie ; comme le remarque Bourdon, cette apparence du ciel est elle- même une illusion du même genre et est précisément le problème dont on cherche la solution Claparède donne une interprétation affective ^ : la lune est grossie à l’horizon parce qu’on la considère comme un objet terrestre et par conséquent plus intéressant pour nous ; or l’intérêt provoqué par un objet se manifeste souvent par un grossissement de ses dimensions : « Le jn'overbe jjopulaire : « Il n'y a 'pas de petits loups w exprime le meme fait psychologique ; les loups paraissent toujours gros à ceux auxquels ils font peur » L’hypothèse de Claparède expliquerait pourquoi le regard se porterait à l’horizon sur les objets voisins (surface de la mer, etc.) et par suite pourquoi la longueur serait surestimée en vertu d’une plus grande amplitude ou d’une plus grande multiplicité des mouvements de l’œil ; elle serait donc complétée par plusieurs des autres interprétations. Mais restreinte au seul sentiment affectif, elle semble insuffisante à rendre compte de la grande augmentation apparente des dimensions de l’astre ; citons une expérience indiquée par le psychologue génevois : « Coller un pain à cacheter sur une plaque de verre bien

1. L. c., 125. Descartes, Dioptriquo, éd. Cousin, t. 6, digc. 6.

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