‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 172 sur 358 · Pr. of ps., t · texte numérisé non relu

Pr. of ps., t

IMAGES

psychologues, le phénomène s’explique par l’intervention d’une image qui vient doubler la perception ; telle est l’interprétation admise par Ribot : « IJimage aimi formée est très intense^ de iiatiire hallucinatoire ; elle sHinpose comme une réalité, parce que rien ne rectifie cette illusion. Par suite Vimpression réelle se trouve rejetée au second plan, avec le caractère effacé des souvenirs : elle est localisée dans le passé, à tort si Von considère les faits objectivement, avec raison si on les considère subjectivement... Pour noies qui jugeons du dehors et d'après ce qui s'est passé extérieurement, il est faux que V impression ait été reçue deux fois. Pour le malade, qui juge d'après les données de sa conscience, il est vrai que l'impression a été reçue deux fois, et dans ces limites, son affirmation est incontestable b » Pour Piéron, il a dans toute perception à distinguer l’impression brute de la prise de possession par l’esprit, et la fausse reconnaissance serait due au retard du deuxième de ces faits 2, retard qui donnerait à l’acte de perception personnelle l’apparence du déjà vécu parce qu’il serait de ce chef doublé d’une image. Cette solution semble avoir le même vice que la première : elle pourrait expliquer l’impression de déjà vu, déjà senti, mais pourquoi le sentiment de vivre actuellement du passé 1 c) Dromard décompose l’opération de la reconnaissance en deux actes : présence dans le subconscient d’une représentation de l’objet et d’images associées, application de l’activité consciente à cette représentation. Dans la reconnaissance normale, l’activité consciente regarderait la représentation par son côté objectif et s’appliquerait à l’objet ; dans la fausse reconnaissance au contraire, l’application serait au côté subjectif, le sujet se regarderait vivre et penser. Cette attitude donnerait une im.pression intermédiaire entre celle du rêve et de la perception actuelle ; le sujet ne croirait pas rêver, ses actes ayant un caractère d’adaptation au réel que

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