‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 192 sur 358 · Woodworth, 1, s, e · texte numérisé non relu

Woodworth, 1, s, e

MOUVEMENTS

évoquées » Cette restriction, du moins si elle est prise à la lettre, ne concorde pas avec les faits ; de plus comment les représentations kinesthésiques commanderaient- elles le mouvement ? L’image musculaire suppose en effet une sensation musculaire ayant eu lieu autrefois ; or cette sensation musculaire a été précédée par le mouvement correspondant, puisque nous avons rejeté le sens de l’innervation et la sensation préalable de l’effort (19 3®) ; donc primitivement le mouvement n’a pas été fait sous l’influence de la représentation ou de la sensation kinesthésique. Woodworth fait une autre objection à la thèse d’Ebbinghaus : « Si Vidée d'un mouvement donne naissance à ce mouvement^ il semblerait que la sensation qui résulte d'un mouvement devrait donner aussi naissance à ce mouvement ; ce qui est impossible,.. La sensation d'une marche montée avec le pied droit ne peut avoir comme co7iséquence immédiate de faire monter une autre marche avec le pied droit... La sensaticm d'une marche appelle l'exécution de la marche suivante ; la sensation d'un mot écrit ou parlé appellera un mot suivant ; la sensation de la première partie du mouvement éveille la dernière partie, et, si l'anesthésie empêche la sensation de la première partie, la dernière pourra manquer. L'association entre la sensation d'un mouvement comme antécédent et V exécution de ce mouvement comme conséquence ne peut qu'être indirecte... Avant que la sensation ou Vidée d'un mouvement ait pu naître, ce mouvement a déjà dû être obtenu par certaines stimulations autres que la sensation ou Vidée du mouvement »

La loi de motricité spécifique est établie par une induction portant sur un grand nombre de cas : son universahté et sa nécessité absolue peuvent être démontrées en Psychologie rationnelle par des raisons de finahté

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