Woodworth, 1. s. c
3. Cf. St Th. d’Aquin, De Veritate, quest. 24, art. 2, éd. Parm., t. 9, 354. De la Vaissière, Philosophia naturalîs, t. 2, 32-34.
MOUVEMENTS
Beaucoup d’expériences obvies indiquent la motricité spécifique : un bruit violent fait tourner la tête dans la direction du bruit etc. Cette motricité spécifique peut être innée comme dans les cas précédents, mais elle peut aussi être acquise : la pensée d’une syllabe quelconque agit sur les muscles de la phonation, comme de nombreuses expériences le mettent en évidence : a Ces mouvements sont très faibles^ mais ils aÿectent cependant un appareil enregistreur délicat. Hansen et Lehmann ont pu rendre perceptibles à Vouïe des pensées silencieuses à l’aide de miroirs paraboliques, dont les foyers étaient occupés, l’un par la bouche du sujet, et l’autre par l’oreille de l’observateur. En appliquant un tambour sur la peau qui recouvre le larynx, Gurtis a pu enregistrer les mouvements pendant que le sujet répétait mentalement un discours ou une poésie. Sur vingt sujets, quinze ont donné des mouvements perceptibles, très faibles chez les uns, presqu’aussi forts chez les autres que s’ils avaient volontairement murmuré ces paroles. Les personnes dont le larynx était immobile, pendant qu’elles s’imaginaient parler, le gardaient immobile aussi pendant qu’ elles murmuraient volontairement »
Les expériences de Pawlow sur la salivation montrent clairement comment une sensation qui a été associée à un excitant d’un réflexe végétatif suffit à produire le mouvement. La sensation de l’aliment sur la langue excite la sécrétion du suc gastrique (11F) ; mais tous les objets ayant été associés à la sensation excitante suffiront par leur aspect, leur oôear, leur audition, à déclancher le réflexe salivaire : a Les ustensiles qui contiennent des objets, lé mobilier qui les supporte, la chambre où ils se trouvent, les personnes qui les portent, le son de la voix de ces personnes, et même le bruit de leurs pas lorsqu’elles ne sont pas visibles »