‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 231 sur 358 · Conclusions · texte numérisé non relu

Conclusions

1® Un fait ressort avec évidence de toutes les expériences : le grand rôle joué par l’image dans la plupart des émotions. Chez l’idiot et les animaux décérébrés (59, 61), l’émotion apparaît comme supprimée et remplacée par des réflexes. L’émotion est déclanchée le plus souvent à l’occasion d’un souvenir ou d’une association d’images à une sensation ; c’est à ces images que l’émotion semble emprunter sa nuance.

2® Bien que le choc en retour des impressions de la cénesthésie inférieure puisse augmenter l’émotion, et aussi, bien que le point de départ de l’émotion puisse être dans plusieurs circonstances l’impression cénesthésique, il y a distinction entre la conscience de la cénesthésie inférieure et l’émotion : cette conclusion ressort clairement de toutes les expériences indiquées.

3® Comme il n’y a pas d’émotion sans une impression de la cénesthésie supérieure ou inférieure, l’expérience ne peut trancher la question de la distinction entre l’émotion et une impression cénesthésique quelconque. Comme nous l’avons indiqué plus haut (60), la solution ne dépend pas de la Psychologie expérimentale.

1. Binet, Ann. ps. 1909, 432. Revault d’Allonnes, R. ph. 1905 t. 2, 592-023.

2. N. et I. f., t. 2, 62 ; cf. 105. Obs. et psychast., t. 1, 462, 521.

TENDANCES

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