L’Attention, tr. fr., Doin
TENDANCES
ment son attrait... Quant aux variations de 'pression que produit la concentration de V attention, les auteurs sont encore ici loin de s^accorder. On admet généralement que les artérioles de toute la périphérie de l’organisme se resserrent durant Veÿort d’attention... La circulation sayiguine générale est modifiée en ce sens que la masse du liquide nourricier ne se trouve plus répartie dans l’ensemble du récipient circulatoire comme elle l’est à l’état de repos. Manifestement le cerveau qui travaille aspire le sang ; il se gonfle tandis que la périphérie dans son ensemble se dégorge à son profit... Dans les états d’attention peu profonde, on constate une diminution de durée des mouvements d’expiration, tandis qu’au contraire les inspirations s’allongent... Si, concentrant de plus en plus l’attention, on se livre à des exercices exigeant un maximum d’attention profonde et continue, la pause qui sépare les ins^ pirations des expirations tend à s’effacer ; le sujet finit par respirer comme un homme essoufflé >
h) Le champ de l’attention. La mesure du champ de l’attention a été entreprise à deux points de vue : Combien d’objets peut-on simultanément percevoir avec netteté ? Sur quelle portion de l’étendue l’attention sensorielle peutelle se distribuer pour qu’un objet y apparaissant soudainement soit nettement perçu ? Citons quelques résultats : si on montre simultanément plusieurs points, lignes, lettres, à l’œil (de manière que l’œil ne bouge pas pendant l’expérience), on constate que l’on ne peut avoir en général plus de cinq perceptions nettes à la fois. Si on fait entendre un métronome dont les battements se succèdent à l’intervalle d’un quart de seconde, le sujet ne peut pas entendi’e dans un seul ensemble plus de huit sons ; ainsi il pourra distinguer un premier groupe de huit sons d’un second groupe de sept sons, mais s’il y a plus de huit sons, il ne fait plus la comparaison par le seul examen des impressions d’ensemble *. Comme le fait remarquer Dürr dans son travail