‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 240 sur 358 · Myers, 1. s. c · texte numérisé non relu

Myers, 1. s. c

2. Rœrich, Attention spontanée et volontaire, Aie. 1907, 162. Cf. Jastrow, Subconscienco, 45-47.

3. J anet, Névr. 354. Cf. Obsessions et Psychast., t. 1 pass. | Névr., 346-367.

TENDANCES

Le champ de son attention ne sera pas précisément rétréci» mais il deviendra flou et vague ; rien pour ainsi dire ne sera au point. Si on se rapporte à ce qui a été dit sur la distinction entre la sensation et l’image, sur la reconnaissance, (29, 35), il est clair que ces opérations demandent une coordination autour de l’objet des images qui s’y rapportent, c’est-à-dire l’exercice de l’attention aperceptive. Chez l’hystérique au contraire par la nature même de la névrose il y a rétrécissement du champ de l’attention : « C^est un état de distraction perpétuelle qui empêche ces personnes d* apprécier une autre sensation en dehors de celle qui occupe actuellement leur esprit »

La distraction rentre dans la pathologie de l’attention. Il ne faut pas cependant confondre la distraction morbide avec la distraction improprement dite, résultat de la puissante attention concentrée sur un point : cette distraction est celle de Hegel composant la Phénoménologie au bruit du canon de la bataille d’Iéna ; elle est relative et, loin d’être un cas morbide, est l’exercice d’une grande puissance de concentration ; toute attention est en ce sens doublée de distraction : a La concentration de Vactivitè sur une aire réduite entraîne V impénétrabilité de la conscience à des impressions qui d'habitude seraient facilement admises *. » La distraction proprement dite a deux formes : une sorte de dispersion mentale, d’éparpillement, rendant impossible la fixation d’un point particulier * ; l’impuissance à écarter de son esprit les images obsédantes, les préoccupations, d’où résulte l’incapacité d’appliquer l’esprit à un autre sujet. Ces deux formes morbides se rapportent à l’hypoprosexie et à la paraprosexie : « L'hypoprosexie accompagne tous les états d'infériorité intellectuelle, soit acquis, soit congénitaux, stationnaires ou progressifs. La

1. Janet, Et. m. des h., 425. Cf. Névroses, 337-341. Surlapathol. de l’att. cf. Ribot, PsycJi. de l’Attent.; Vaschide et Meunier, Pathol, de l’Att,, Bloud 1908; Pillsbury, 1. s. c., 272-273.

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