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Pathologie de l’attention

Toutes les expériences sur l’attention montrent qu’elle dépend de l’énergie nerveuse, du régime des images (richesse, variété, coordination) 2.

Ces conclusions se montrent clairement dans les états normaux, mais plus clairement encore peut-être dans la pathologie de l’attention. Tout ce qui compromet le régime des images (32) compromet évidemment l’attention aperceptive ; il n’est pas un cas d’ahénation mentale où ne se remarquent des troubles de l’attention. Il suffit, pour s’en rendre compte, de ]3arcourir tous les cas d’ahénation mentale. On a même tenté de classer la gravité de l’ahénation par la grandeur du déficit de l’attention (25 fin).

- Deux névroses sont particuhèrement caractérisées par des troubles de l’attention : l’hystérie et la psychasténie (tableau 3). La psychasténie est définie par un affaibhssement de la fonction du réel et la substitution aux opérations d’adaptation à la réahté d’opérations inférieures exagérées sous forme de doutes, agitations, angoisses, idées obsédantes. L’hystérie est une forme de dépression mentale caractérisée par le rétrécissement du champ de la conscience personnelle et la dissociation des systèmes d’idées et de fonctions synthétisées par la conscience du sujet dans sa personnalité. Le stigmate du psychasténique sera donc : « Fabsence de croyance et d'attentioUy V impossibilité d'éprcm^ ver un seîitiment exact en rapport avec la situation présente » *.

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