‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 249 sur 358 · Veachide, 1. s. c · texte numérisé non relu

Veachide, 1. s. c

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sibilité de s’adapter parfaitement à la situation présente, c’est-à-dire la fonction supérieure de la hiérarchie des phénomènes de conscience. Et d’abord l’hypermnésie n’est jamais telle que certains éléments du rêve ne puissent être reconnus comme passés ; Freud le vérifiait en concentrant l’attention du sujet, Morton Prince en recourant à l’hypnotisme ou à l’écriture automatique : « Certains éléments des pensées qui ont précédé le sommeil apparaissent invariablement comme éléments du rêve h » Des autres éléments il faut dire ce que nous avons dit des hypermnésies en général : dans l’état normal, l’attention à la vie, aux occupations du moment, inhibe bien des actes psychiques, qui, ou bien ne se produisent pas, ou restent en marge du champ de la conscience ; cette fonction supérieure d’adaptation attentive à la vie présente ne s’exerçant pas pendant le sommeil, ces images inhibées peuvent venir occuper le foyer de la conscience. La même exphcation s’applique en grande partie à la différence entre les inclinations du rêve et de la veille : certaines tendances inférieures et brutales existent plus ou moins chez tous les hommes ; sévèrement réprimées à l’état normal elles ne se heurtent pas pendant le sommeil à la même coercition. Freud, dans une théorie célèbre, a généralisé les considérations précédentes et a soutenu que tout rêve est la réalisation déguisée d’un désir réprimé ; sa méthode de psycho-analyse, inspirée de la méthode de Breuer ou cathartique (de nettoyage psychique) (8 B), a précisément pour but de mettre au jour ces tendances latentes, causes pour lui de la plupart des névroses

1. M. Prince, The mechanism and interprétation of droams, J. of abn. ps. t. 6, nov. 1910, 139-195, (J. pa. n. et p. 1911, 464).

2. Sig. Freud, Die Traumdeutung, Vienne 1900; Sammlung kleiner Schrifton über Neurosenlohre, 1906, 1909 ; Studien über Hystérie, 1909. Kostyleff, Freud et le probl. des rôves, R. ph. 1911, t. 2, 492-522 ; Freud et le traitem. moral des név,, J. ps n. et p. 1911, 135-146. Vaschide, 1. s. c., 174-196. M. Prince, 1. s. c., 147-183. J. Jung. Analyse des rôves, Ann. ps. 1909, 160-167. Maeder, Contribution à la vio quotidienne ; Essai d’interprétation de quelques

SUBCONSCIENT

Cette opinion est notablement exagérée d’après un grand nombre d’expériences ^ ; le rêve est, il est vrai, le plus souvent dirigé par un état affectif qui remplace l’activité volontaire supérieure mais cet état affectif peut répondre à des désirs avoués et justifiés, à des doutes, à des scrupules, à des regrets, à des remords, etc. ^ Tl semble également utile d’attirer l’attention sur les inconvénients d’interrogatoires subis par le malade relativement aux tendances inférieures, tendances auxquelles Freud attache en cette question une importance prépondérante et près qu’exclusive.

Rien dans les faits ne justifie donc l’existence, même comme système psychologique, d’un « je » onirique distinct du « je » de la veille : le système psychique onirique est détaché tout entier du système normal et, s’il s’en distingue dans plusieurs manifestations, c’est à cause de la relâche donnée à certains éléments par la détente de l’activité supérieure.

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