De Sanctis, 1. s c., (Arch. de ps., t
SUBCONSCIENT
être reliés à ceux de la veille dans la même systématisation sous un même « je » (66) ; au point de vue de la Psychologie expérimentale la conscience et sa continuité sont ainsi comprises, c’est à la Psychologie rationnelle de définir la nature de ce « je » et de cette continuité. Citons les principaux faits prouvant cette continuité psychologique : 1<^ Si on examine les images des rêves, dans la plupart des cas (80 % d’après l’enquête de de Sanctis) on trouve un rapport entre le contenu du rêve et les opérations journafières^ ; jamais on ne trouve une connaissance dont les éléments ne soient contenus dans les connaissances acquises (Nous exceptons certains faits transcendants dont il sera parlé au ch. XI). D’ailleurs le fait que l’on se rappelle ses rêves prouve qu’on peut les réunir aux faits conscients de la veille dans une même systématisation sous un même a je », c’est-à-dire, psychologiquement parlant, dans une même personnalité. Une autre preuve de cette continuité est l’existence de cette attention élective que nous avons signalée plus haut
Cependant malgré cette continuité, on remarque souvent une certaine opposition entre les systèmes d’images et d’états affectifs du rêve et ceux de la veille : comme on l’a dit souvent, si nous réafisions éveillés tout ce que nous projetons endormis, nous serions de grands criminels, et les inclinations de la conscience onirique ne sont pas celles de la conscience normale. De plus une des caractéristiques relatives de la mentalité du rêve est l’hypermiiésie ^ : des souvenirs surgissent qui semblaient effacés pour toujours, et parfois le sujet ne peut se rappeler avoir jamais connu les éléments de son rêve. Ces faits ne détruisent nullement l’union psychologique de la veille et du rêve et s’expliquent tous en remarquant que le sommeil enlève toujours la pos-
1. L. s. c. ; Arcli. de ps., t. 2, 70 ; Vaschide, L s. c., 107.