Faits expérimentaux
Comme pour l’hystérie, nous prescindons de la nature des phénomènes hypnotiques : la plupart des psychologues voient d’ailleurs dans les accidents de l’hystérie et les faits hypnotiques la manifestation d’un même état pathologique L’h3rpnose est généralement considérée comme un sommeil présentant des caractères spéciaux : le principal de ces caractères est la « suggestivité ». L’idée, l’image suggérée par l’iiypnotiseur « se développe complètement jusqu^à se transformer en actes^ en perceptions et sentiments^ mais elle semble se développer par elle-même isolément, sans participation ni de la volonté, ni de la conscience personnelle du sujet »
Dans l’hypnose complète le sujet devient entre les mains du magnétiseur une machine exécutant fidèlement tous ses ordres ® : « Mon fiat triomphe de toute résistance que le sujet peut opposer à une invasion étrangère et utilise pour accomplir mon caprice les ressources accumulées en lui ; il s'abandonne à moi de plus en plus complètement, et je joue sur ses touches comme sur celles d'un instrument de musique. Je le force à serrer ma canne entre ses mains et je le persuade qu'il ne peut pas la lâcher ; je le fais asseoir sur une chaise et j'ordonne qu'il ne puisse pas se lever ; chacune des impulsions qu'il ressent à faire l'action prohibée est immédiatement annihilée par la volonté contraire que j'y oppose... Il voit tout ce qu'il me plaît de lui décrire ; il n'a plus de sensations visuelles ni tactiles à l'égard de ce que je déclare non existant. Par suite de sa suggestibilité exaltée, il se laisse pétrir par moi comme l'argile par le potier » Cependant il faut que l’acte commandé soit en rapport avec les forces et les connaissances
1. Cr. Janet, Névroses, 270-276. Do la Vaissière, Philos, natur., t. 2, 278-279.