‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 28 sur 358 · Toulouse. Techn. de Psych. exp., éd · texte numérisé non relu

Toulouse. Techn. de Psych. exp., éd

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mêlée à la Psychologie rationnelle, mais il ne faudrait pas en conclure avec Ziehen que la Psychologie spéculative n’a pour le psychologue expérimental « qu'un intérêt historique ^ », et que la science positive des phénomènes psychiques « a couyé V amarre qui V attachait jusqu'ici à la métaphysique * ». Sans doute on peut admettre qu’un ensemble de connaissances atteint l’âge positif lorsque l’étude suivie de ces phénomènes a pu conduire à établir un ensemble de lois positives reliant la plus grande partie des faits, mais l’avènement de l’ère positive n’est pas le terme de l’âge métaphysique. Les lois positives n’auraient aucune valeur sohde si elles ne prenaient pas leur fondement dans la métaphysique ® ; une science positive sans métaphysique n’est pas une doctrine, mais une collection de faits particuliers et contingents.

En particulier pour ce qui concerne la Psychologie, nos adversaires en cette matière raisonnent comme si les conclusions philosophiques relatives aux faits psychiques étaient de pures h5rpothèses ; mais, puisque le philosophe établit solidement certaines thèses, et des plus importantes, sur la nature de ces phénomènes, par exemple l’existence de la liberté du choix, n’est-il pas dès lors peu raisonnable de ne pas vouloir introduire ces propositions en Psychologie expérimentale, ne serait-ce qu’à titre d’h3q)othèses directrices ? N’est-il pas surtout entièrement illogique de se placer au début du traité dans rh3^pothèse du déterminisme absolu de ces phénomènes, puisqu’on est ainsi certain d’exclure toute une partie des phénomènes psychiques? On peut donc conclure avec Ebbinghaus : « Il faut souhaiter de tout cœur que jamais la Psychologie ne perde entièrement

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