Cours de Philos, posit., 3® éd., t. 3, 45® leçon
INTRODUCTION
étvde dynamique ne feut être que sociologique ' ». Il semble bien que l’honneur de l’idée d’une Psychologie sociologique collective doive revenir à Comte ; il reconnaît lui-même devoir à Cabanis et à Gall l’idée d’une Psychologie physiologique
Signalons encore dans cette première période les ouvrages de Maudsley en Angleterre, « Physiology of Mind, Pathology of Mind, 1867 », dans lesquels les cas anormaux sont étudiés pour en conclure les cas normaux ; en Allemagne, les publications de Lazarus, (Das Lebcn der Seele 1855), et de Steinthal, qui se rapportent à la Psychosociologie ; en Italie le courant d’idées créé par Ardigo, (né en 1828, la Psychologie comme science positive en 1870), et par Cattaneo (1801-1883) qui enseignait une psychologie des esprits associés ou psychologie collective
B. Les débuts.
Wundt ouvrit à Leipzig en 1878 le premier laboratoire de Psychologie expérimentale : les expériences de ce laboratoire étaient psychophysiques et avaient en grande partie pour but d’étudier l’application des lois de Weber et Fechner aux différentes espèces de sensations
Vers la même époque Charcot inaugurait à la Salpêtrière ses études sur l’hystérie et, utilisant les travaux de Broca (1824-1880) et de Kussmaul sur les anomalies du langage, établissait sa célèbre distinction entre les quatre espèces d’aphasie : ces travaux furent en France le brillant début de la Psychopathologie.
L’apparition de la Revue philosophique (1876) dirigée par Th. Ribot donnait un organe à la Psychologie expéri-
1. L. Baraduc, A. Comte et la Psychol., R. positiviste internat., 1910, 124-140, (Cf. J. ps. n. et p., 1910, 446) ; Lévy-Bruhl, Les fonctions mentales dans les sociétés inférieures. Aie. 1910, 4-5.
2. Georges, Essai sur le Syst. d’A. Comte, Arch. d’Anthrop. criminelle, Oct. 1908, (J. ps. n. et p., 1909, 148) ; Poyer, Cabanis, J. ps. n. etp. 1910, 115-132.