Text-Book of exp. Ps
3. De la Vaissière, Cursus Philosophiae Naturalis, Beauchesne 1912, t. 1, 1, 8, 207.
INTRODUCTION
psychiques. Quelques années plus tard (1860), parurent « Die Elemente der Psychophysik » de Th. Fechner ; ce psychologue ne rêvait rien moins que d’exprimer numériquement le phénomène de conscience en fonction du phénomène physique qui le provoquait.
c) Le premier volume du grand traité d’A. Comte « Cours de Philosophie positive » date de 1830. Dans le tome 3® (1833) il expose sa conception de la science psychologique : « En revenant aux premières notions du bon sens philosophique, il est d'abord évident qdaucune fonction ne saurait être étudiée que relativement à Vorgane qui Vaccom'plit, ou quxint aux phénomènes de son accomplissement : et, en second lieu, que les fonctions affectives et surtout les fonctions intellectuelles présentent par leur nature, sous ce dernier rapport^ ce caractère particulier de ne pouvoir pas être directement observées, pendant leur accomplissement même, mais seulement dans ses résultats plus ou moins prochains et plus ou moins durables. Il n^y a donc que deux manières distinctes de considérer réellement un tel ordre de fonctions : ou en déterminant, avec toute la précision possible, les diverses fonctions organiques dont elles dépendent, ce qui constitue le principal objet de la Physiologie phrénologique, ou en observant directement la suite effective des actes intellectuels et moraux, ce qui appartient plutôt à Vhistoire naturelle proprement dite : ces faces inséparables d’un sujet unique étant d’ailleurs toujours conçues de manière à s’éclairer mutuellement. Ainsi envisagée, cette grande étude se trouve indissolublement liée, d’une part, à l’ensemble des parties antérieures de la philosophie naturelle et plus spécialement aux doctrines biologiques fondamentales ; d’une autre part, à l’ensemble de l’histoire réelle, tant des animaux que de l’homme et même de l’humanité h » Ce passage, que nous avons cité intégra- ''ement à cause de la grande influence exercée par les idées qu’il exprime, peut se résumer en ces termes : « Si l’étude statique des phénomènes mentaux doit être biologique, leur