Bohn, Nouvelle psychologie animale. Alcan
INTRODUCTION
non-essentiel ; 4^ Distinction des faits typiques et des faits individuels ; 5° Déduction des lois et des corrélations ; 6° Résumé et exposé théorique » Dans ces différentes étapes, on a souvent à se servir des procédés de calcul usités dans •les statistiques.
Supposons par exemple que l’on compare deux groupes sous le rapport de la réaction motrice et que l’on trouve pour certains d’entre eux des valeurs tout à fait exceptionnelles, il est clair qu’en prenant la moyenne des résultats obtenus on pourrait s’écarter beaucoup de la valeur de réaction de l’homme normal. Pour obvier aux inconvénients des chiffres exceptionnels, une des méthodes les plus simples est l’emploi du chiffre médian : on écrit les valeurs par ordre de grandeur croissante et on choisit comme caractéristique de cette série de valeurs celle qui tient le milieu de la série ; la valeur ainsi choisie tombera nécessairement parmi les cas qui se présentent le plus souvent et non parmi les cas exceptionnels ; on choisira cette valeur comme caractéristique du groupe. Si l’on a plusieurs groupes de valeurs, on procédera de même. S’il n’y a entre les valeurs représentatives des deux groupes qu’une différence insignifiante, on considérera les deux groupes comme n’en formant qu’un. Dans le cas contraire, on prend dans cliaque groupe l’écart moyen par rapport à la valeur représentative ; si l’écart entre les valeurs représentatives est à peu près égal à l’écart moyen de chaque groupe, les deux groupes pourront être considérés comme faisant partie d’une même collection continue ; sinon, chaque groupe aura une individualité propre, et on se trouvera en face d’un nouveau problème : déterminer ce qui constitue l’individualité de chaque groupe
1. Külpe, Pour la Ps. des sentiments, J. de ps. n. et p. 1910, 8.
2. Cf. Toulouse, Techn. de Ps. exp., t. 2, 184-191 ; Myers, Text- Book of exp. Ps., 123-131 ; L. Mardi, Statistique, Méth. dans les so , 2« série. Aie. 1911, 315-3G4, pass.