Cf. Mj^ers, Text-Book
3. Cf. Myers, 1. s. c., 11-14; James, 1. s. c., 79-81 ; Ebbinghaus, Pr., de ps., 71-72.
4. Cf. V. g. Grasset, Introduction physiologique. Aie. 1 908, 260 ; Malapert, Psychologie, 179.
SENSATIONS
Certaines expériences de Alrutz (1908) semblent prouver que si la température s’élève entre 45 et 49 degrés, les points pour le froid sont impressionnés aussi bien que les points pour le chaud K
Conclusions. Les sensations de température diffèrent en modalité des sensations de pression et de résistance ; de plus les organes de la résistance et de la température ne coïncident pas 2® Les sensations de chaud et de froid ne diffèrent psis en modalité d’une manière évidente. Il faut donc admettre un sens de la température, et on peut doutei’ d’une distinction essentielle entre les sens du chaud et du froid.
2° Sens de la douleur (périphérique).
Faits expérimentaux 1° Les explorations ponctuelles semblent donner des points « de douleur » beaucoup plus nombreux que les points de température et de pression, mais ils sont mal localisés et très difficiles à localiser d’une manière précise ; 2^ la surface de la cornée est douloureuse et ne distingue pas les impressions de contact ou de température ; la vessie, l’intestin, n’ont pas de sensibilité tactile et ont la sensibilité dolorifique ; la région de Kiesow, sur la muqueuse de la joue en face des molaires, a .une sensibilité tactile très nette et est analgésique ; 3® les sensations douloureuses ont un retard sur la sensation tactile, comme on le remarque facilement en mettant le doigt dans l’eau à une haute température ; au contraire, dans l’anesthésie chloroformique, la sensibilité à la douleur disparaît avant la sensibilité tactile ; 4^ il y a des cas pathologiques où il y a analgésie sans anesthésie ; 5^ les impressions de résistance et température suivent dans
1. Alrutz, Hitzempfindung, Z. f. Ps. 1908, XL VII, 161-202, (Cf. R. ph. 1911, t. 2, 529-532).