Myers, 1. s. o., expér
3. Myers, 1. s. c., 14; James, 1, s. c., 83-87 ; loteyko et Stefanowska, Psycho-physiologie de la douleur, 1909, pass. (Cf. J. ps. n. et p, 1909, 161-1C7).
SENSATIONS
OG
la moelle d’autres voies que les impressions douloureuses
Conclusions. La question de la sensation douloureuse est très discutée entre les auteurs Trois hypothèses peuvent être posées sans contredire les faits : a) il y a un sens spécial de la douleur correspondant à des organes spéciaux ; Ebbinghaus et loteyko admettent cette opinion ; h) les courants de trop plein (^s autres sens sensoriels excitent des organes spéciaux qui sont les organes de la douleur ; c) la douleur n’a pas d’organes spéciaux, mais est un mode affectant les sensations, lorsque l’excitation de l’organe est en excès. Aucun des faits expérimentaux ne prouve la première hypothèse ^ ; il est très probable qu’il n’y a pas d’images de la sensation douloureuse et, comme nous le verrons, toute sensation différente peut exister à l’état d’image; de plus la Psychologie rationnelle établit pour des raisons de finalité que le plaisir et la douleur sont des modes affectant l’exercice de la vie sensitive suivant qu’il s’accomplit ou non conformément à la nature des organes en exercice Le sens de la douleur est donc beaucoup plus l^iobablement à rejeter.
Remarque. Certaines expériences récentes tendent à établir l’existence de deux systèmes généraux de sensibilité cutanée : le système « épicritique » sensible à des sensations diffuses âe légère pression, de tiédeur, de fraîcheur, dans lequel les sensations différentes sont localisables, et le système « protopathique » sensible à la pression, au froid, au chaud, à la douleur, sans pouvoir de localisation précise Quoi qu’il en soit de la valeur de cette distinction, il n’existe pas entre les deux systèmes la discontinuité nécessaire pour faire interv^enir de nouvelles modalités.
1. Cf. Myers, 1. s. c., 15 ; James, 1. s. c., 68 ; Grasset, 1, s. c., 250.