‹ Éléments de psychologie expérimentaleChapitre 78 sur 358 · Manuel de Physiologie 1851, t · texte numérisé non relu

Manuel de Physiologie 1851, t

7. Cf. Woodworth, Mouvement, tr. fr. Doin 1903, 46; James, Princ. of. ps;, t. 2, 493 et sq. ; Pr. de psych., 557 ; Wundt, Physiologische Psychologie, 1903, t. 3, 284-289 ; Ebbinghaus, Grundzüge, t. 1, 379-382.

8. Fouillée, Ev. des Idées forces. Aie. 1890, 179 ; Psychologie de» Idées forces. Aie. 1893, t. 2, 223 ; Malapert, Psych., 179.

SENSATIONS

articulationfl ^ ; cette thèse de James a rallié une grande partie des psychologues, entre autres Pierre Janet, Woodworth *, Bourdon etc.

Faits expérimentaux, a) Des nerfs sensoriels et des terminaisons nerveuses se trouvent dans les muscles ; de même les os, le périoste, les capsules des jointures, sont unis à des fibres sensorielles ^ ; ces nerfs sont affectés de sensations conscientes (expériences de Duchenne, Goldscheider, Cl. Bernard souvent grossies par les réflexes produisant des mouvements musculaires coordonnés (expériences de Sherrington 1894 ; ces sensations semblent principalement

localisées dans les jointures b) Aucune expérience ne prouve l’existence des sensations d’innervation. On cite la célèbre expérience de Strümpell qui immobilise un membre dans le plâtre et constate que, si le sujet veut remuer la main, il sent quelque chose. Janet, après avoir exposé cette expérience, répond avec raison que « la main peut remuer dans sa propre peau », et que d’ailleurs les images des anciens mouvements, unies aux sensations coordonnées, suffisent à expliquer les affirmations du sujet ® (l’existence des images musculaires et leur rôle dans les cas analogues à celui de l’expérience de Strümpell seront établis dans la suite du traité). Woodworth cite dans son Traité du mouvement plusieurs expériences excluant l’existence des sensations d’innervation : « Lorsqu'un sujet essaie de faire des mouvements égaux simultanés avec un bras anesthésié et Vautre sain, le premier exécute un mouvement plus court.

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