Woo|*dwoth, 1. s. c
SENSATIONS
quelque chose, que l’on pose un acte ; mais cette expression indique aussi que l’on a un grand nombre d’occupations, et cette seconde acceptation connote une certaine dose d’excitation, de tension, d’où l’habitude d’appliquer ce terme d’activité à des états de tension musculaire notable En réahté, dans cette prétendue conscience immédiate de l’activité, si l’on prescinde des actes volontaires et des images associées au mouvement à effectuer, il n’y a pas autre chose qu’un complexe de sensations musculaires, articulaires et cutanées, d) L’expérience ne prouve également en aucune façon que la sensation soit revêtue par elle-même d’un caractère d’extériorité. La sensation musculaire indique, il est vrai, quelque chose qui nous affecte ; mais les autres sensations de pression, etc., ne nous indiquent pas quelque chose d’extérieur par le seul fait qu’elles ne présentent pas l’objet perçu comme nous affectant. Autre chose est de se taire sur l’origine d’une sensation, autre chose d’indiquer positivement qu’elle ne vient pas de nous. Sans doute on distingue entre elles une sensation de pression et une sensation d’effort musculaire, mais distinguer ces sensations entre elles ne veut pas dire les distinguer de nous. Des expériences d’ailleurs prouvent que l’extériorité est inférée et non immédiatement sentie : « Une ohsenation... a été faite 'par Qoldscheider... : suspendre un poids par un fil à V extrémité d’un roseau mince ; garder entre ses doigts Vautre extrémité du roseau, abaisser leitement le poids, jusqu’à ce qu’il soit arrêté par le plancher. Si le mouvement descendant du bras est continué, il sembl rencontrer une résistance externe. Une résistance existe en effet, mais elle est pvoduite par la contraction continue des muscles qui s’opposent à la descente du bras. Ces muscles ont été contractés pendant la descente du bras, afin de supporter le poids. Lorsque le poids repose sur le plancher, les muscles qui le supportent ne sont pas relâchés, mais ils résistent à la continuation du mouve-
1. Michotto et Prüm, Etude expériment. sur le choix volontaire, (Laboratoire de Louvain), Arch. do ps., t. 10, 185, note.
SENSATIONS
ment » e) Plusieurs expériences montrent que la sensation de poids est un composé de sensations de pression et d’effort 2 ; par exemple, si nous considérons comme lourd un objet avant de le soulever, nous préparons un eû’ort trop grand et il nous paraît léger, et c’est ainsi que de deux objets égaux en poids le plus volumineux semble le moins lourd. Il faut entendre ici par « sensation de poids » la sensation qui se constate au moment où on soulève le poids et pendant qu’on le soupèse. /) La sensation de « choc » (de heurt) est également une sensation complexe formée de sensations de pression et d’effort. * g) La perception des positions relatives des parties du corps est quasi immédiate quand il s’agit de deux parties ayant des positions stables l’une par rapport à l’autre : si ces deux parties, par exemple deux régioiTS du front, sont stimulées par des excitants identiques, nous les distinguons l’une de l’autre, et nous percevons, sans aucun mouvement, la position de ces points l’un par rapport à l’autre. Si au contraire, il s’agit de parties mobiles, comme de deux doigts de la main, on distingue une partie de l’autre de la même manière que précédemment ; mais on ne connaît pas par là même leur position relative, à moins de consulter les sensations dues aux articulations et aux organes qui les enveloppent (La perception de • l’attitude du corps par rapport à la verticale se confond avec la perception de l’orientation dont nous parlerons plus loin).
Conclusions, a) Toutes les sensations d’effort, de poids, de choc, se ramènent à des sensations du toucher externe ainsi qu’à des sensations d’un toucher interne se rapportant aux muscles, tendons, articulations, etc. h) Les sensations de mouvement des membres viennent probablement dans