Bourdon, 1. s. c
SENSATIONS
pondants, il y a un mouvement pendulaire de la tête, du désordre dans les mouvements oculaires et la coordination générale ; si on enlève les deux labyrinthes, la coordination des mouvements ne se fait qu’avec de très grandes difficultés h) Cependant on constate qu’après cette ablation des labyrinthes les désordres disparaissent peu à peu et le sujet reprend avec le temps son pouvoir de coordination c) La rotation active ou passive du corps occasionne des réflexes oculaires ; ces réflexes en donnant à l’œil un mouvement inverse de celui du corps compensent au début l’impression visuelle de mouvement, puis l’œil se laisse aller au mouvement du corps et les objets semblent se déplacer en sens inverse ; enfin, à l’arrêt, l’œil par un réflexe poursuit le mouvement précédent et les objets semblent continuer à se déplacer *. Or, lorsqu’un courant électrique traverse les oreilles, et, dans la maladie des canaux semi-circulaires, il se produit une impression de vertige (vertige de Ménières), ce qui semble indiquer une relation entre la sensation de rotation et les canaux semi-circulaires. Les sourds-muets sont peu ou point sujets au vertige et s’orientent moins bien que l’homme normal sans le secours des yeux (exp. de James). Il faut ajouter que le vertige se produit dans beaucoup de cas où les canaux semi-circulaires, ne semblent nullement en cause *, d) De nombreuses expériences de Bourdon au laboratoire de Rennes montrent que les sujets ne se servent pas des canaux semi-circulaires pour apprécier la position de leur corps par rapport à la verticale * e) Il ne semble exister aucune raison solide pour admettre des perceptions causées par les mouvements des utricules et des saccules ®.