Rageot, Probl. exp. du temps, R. ph. 1 908, t
SENSATIONS
n est clair d’ailleurs que cette constatation du temps à l’aide des impressions musculaires ne se fait que par suite d’expériences passées atteignant la durée par une autre voie, c) Temps sensori-moteur. On donne ce nom au temps des mouvements organiques sentis dont le rythme est à court intervalle, (par exemple la durée des pulsations cardiaques, les sensations auditives d’un chant rythmé, le rythme des sensations tactiles et musculaires dans la marche ^). Son appréciation se perd rarement même dans les troubles de la cénesthésie Du reste cette appréciation est très inexacte : sur une minute les sujets interrogés font facilement une erreur d’un tiers ®. Il est clair que l’appréciation du temps se fait alors en comptant les différentes périodes du rythme, et en se rendant compte de la longueur de chaque période. Dans chaque période il n’y a pas autre chose qu’une suite de sensations tactiles et musculaires, et il est évident qu’une sensation tactile n’est pas une sensation de temps, d) Conclusion. Comme le dit Pierre Janet, « le temps rCest pas donné à V esprit tout fait » L’explication de l’origine de l’idée de temps ne relève donc pas de la Psychologie expérimentale, mais de la Psychologie rationnelle