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De la Vaissière, Phil. naturalis, t

SENSATIONS

w>i6 cause extérieure » La seconde partie de cette loi n’est pas du ressort de la Psychologie expérimentale : les expériences peuvent bien prouver que l’objet perçu par la conscience ne peut être situé dans telle différence de lieu et de temps à moins d’admettre des hypothèses d’une complication peu vraisemblable (comme serait par exemple l’hypothèse admettant que l’objet immédiatement connu par la vue est le corps distant de l’éther contigu à la rétine), mais elles ne sauraient dire, même de loin, si la qualité révélée par la sensation est partiellement ou totalement une modification du sujet sentant : seule, la Psychologie rationnelle peut trancher cette question.

La première partie telle qu’elle a été énoncée par Müller, semble certainement contraire à l’expérience : l’excitation directe du nerf, par exemple du nerf optique, chez ceux qui ont perdu l’œil ou chez les aveugles donne au moins dans certaines circonstances, une impression de lumière, mais il semble nécessaire pour cela que le sujet se soit servi autrefois de l’organe de l’œil ; « Si les organes sensoriels ont été congénitalement incapables drusage et demeurent dans cet état, jamais le sujet n'aura les sensations correspondant normalement à cet organe. Les aveugles-nés (ou ceux qui ont perdu la vue dans les premières années de V enfance) n'ont pas, dans le cours de leur vie, de sensations et d'images visuelles, soit éveillés, soit endormis * ». Il serait impossible de rendre compte de ces faits si l’énergie spécifique était dans les nerfs conducteurs : chez l’adulte, il peut s’être formé un centre de vision, d’audition, etc., donnant une connaissance quand il est en excitation mais cette connaissance a dû primitivement être puisée par l’organe.

Cette première partie tend à s’exprimer sous une autre forme : « La modalité de la sensation correspond non à la nature de l’excitant, mais à celle de l’organe. » On distingue

1. Aliiller, Manuel de Physiologie, tr. fr. 1851, t. 1, 710, 71l-«

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