PARCOUBS DES PROCESSUS D'IRRITATION
faibles et engendrant seulement des secousses mînima Cflg. 70 B), Cet accroissement de l'irritabilité augmente^ jusqu'à un moment corres^ pondant environ au point de hauteur de la secousse, et décroit de nouveau. Cependant, l'augmentation d'irritabilité peut encore être démontrée, longtemps après la fin de la secousse. La fig. 68 (p. 273) représente parfaitement la continuation de son parcours ; elle montre nettement, que la plus grande secousse, due à l'irritant d'essai, coïncide avec le maximum de la secousse a\ Par conséquent, le temps employé par le processus d'irritation comprend généralement trois stades: le slade dHnexcitabilité, d'excitabilité croissante et d'excitabilité décroissante.
Très-souvent, le dernier stade est interrompu par une courte période de temps, pendant laquelle, soudain l'irritabilité baisse fortement, pour remonter ensuite rapidement. Cette décroissance coïncide toujours avec la fin de la secousse. On la reconnaît à la rapidité, avec laquelle elle s'accomplit; et on ne la rencontre régulièrement, que si les nerfs sont éminemment aptes à exercer leur fonction. Ce phénomène disparait donc, si le nerf est fatigué. La flg. 7i indique en A un arrêt passager de ce genre, après le déroulement de la secousse. La secousse à gauche correspond au processus d'irritation cherché ; à droite, la secousse non dessinée appartient au simple effet de l'irritant d'essai ; il C est la secouse mise en jeu par ce dernier, sous l'influence de l'irritation précédente. En i4« le nerf était à l'état frais et parfaitement apte à la conduction. En JB, le même nerf fatigué a été exploré à diverses reprises, par plusieurs irritants (i).
Cette dépendance des arrêts passagers vis-à-vis de l'aptitude fonctionnelle des nerfs prouve simultanément, qu'il ne s'agit pas ici d'un phénomène déterminé par l'inertie de la substance musculaire. Si, au contraire, il en était ainsi, l'arrêt ne pourrait pas, dans un cas, apparaître après le déroulement de la secousse et manquer dans une autre circonstance, quoique rien ne soit essentiellement changé dans le trajet de la contraction musculaire, mise en jeu par l'irritation d'essai. Sans doute, le stade d'inexcilabilité, qui coïncide avec le début de l'irritation, se comporte différemment. Ce stade tient, en partie, à ce que le muscle, venant de recevoir l'irritation, emploie un certain temps, pour se contracter. Toutefois, le phénomène doit être encore partiellement attribué aux forces d'arrêt du nerf. La preuve de cela, c'est que