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la durée de ce stade dépend esseaiiellement de la nature de l'irritant porté sur le nerf. Ce stade, par exemple, est d'ordinaire considérablement prolongé, lors de ce processus d'excitation, qui se déroule à côté de Tanode du courant constant.
Quant au rapport des effets excitateurs et d'arrêt, tout le cours des processus d'irritation, peut donc se représenter delà manière suivante. Avec le début de l'irritation, commencent simultanément dans le nerf les effets exciuteurs et d'arrêt. D'abord, les derniers l'emportent notablement sur les autres. Dans la suite de leur parcours, ils croissent plus lentement, tandis que les effets excitateurs augmentent plus rapidement. Souvent, ceux-ci conservent la prépondérance, jusqu'à Tacbè^ vement complet du phénomène tout entien Bien que le nerf soit très
FiG. n.
apte au travail, néanmoins, immédiatement après le déroulement de la secousse, les effets d'arrêt se manifestent encore. D'après les renseignements contenus dans ce dernier fait, le processus n'est pas par&itement continu, et l'action rapide des effets excitateurs, produite lors de k secousse, entraine toujours une réaction des effets d'arrêt La mise en liberté de l'excitation ressemble à une décharge électrique subite, où les forces disponibles sont consommées si rapidement que, pendant un temps très-court, les effets des forces opposées ont la supériorité. La fig. 72 donne un dessin graphique de ce parcours du processus. En rr', se trouve le moment de l'irritation ; la courbe a b représente la marche des effets excitateurs ; et la courbe c d, celle des effets d'arrêt. Nous supposons, qu'avant l'action de l'irritant, le nerf renferme des impulsions d'excitation et d'arrêt, qui sont en équilibre : elles seraient, selon nous, proportionnelles aux ordonnées x aeixc. Au moment m, qui correspond à la fin de la secousse, la courbe d'excitation décrit une rapide inflexion au-dessous de la ligne d'abscisse (conformément à
PARCOURS DES PROCESSUS d'IRRITATION. 279
rarrèt passager) ; ou bien, elle poursuit la continuation de son trajet (comme l'indique la ligne ponctuée). La courbe d'arrêt se distingue par la chute rapide de son début. Ce que nous appelons aptitude du nerf au travail est, évidemment, une fonction simultanée de l'arrêt et de l'excitation. Plus un nerf a d'aptitude à fonctionner, et plus les forces d'arrêt et d'excitation sont augmentées chez lui. Si le nerf est épuisé, ces deux forces, spécialement celles d'arrêt, sont diminuées. Ici donc, l'irritabilité est plus considérable; les arrêts passagers, après le déroulement de la secoussQ, ne sont plus perceptibles ; le parcours tout entier de la secousse est plus étendu et celle-ci laisse, encore longtemps après elle, une augmentation d'irritabilité. Hais, l'abaissement des forces d'excitation se révèle par la moindre hauteur des secousses, consécutives aux irritants énergiques, et par le début plus lent de ces secousses. De même, le stade de l'irritation latente dure davantage. Il faut donc plus de temps au nerf, pour réunir les forces nécessaires à la production de la secousse musculaire (i). L'action du froid engendre des phénomènes, analogues à ceux qui se traduisent par la diminution de l'état des forces. Au contraire, l'influence d'une haute température se manifeste par des symptômes, semblables à l'état d'aptitude fonctionnelle parfaite. Il y a assurément cette différence, que le calorique apporté ne peut pas remplacer la provision de forces. Par conséquent, si le nerf est capable, grâce à la chaleur, de réaliser, pendant un temps très-court, des travaux importants, les forces internes de ce nerf sont consommées avec d'autant plus de rapidité (2).
L'irritation, occasionnée par le courant galvanique constant mérite une mention particulière. Généralement, ce courant — qu'il soit fermé ou ouvert — exerce sur le nerf un effet d'excitation. Dans les deux cas, le processus d'irritation est essentiellement différent dans le domaine de l'anode et celui du cathode. Au voisinage de ce dernier, et si les courants n'ont point une intensité trop considérable, les phénomènes, premièrement consécutifs à la fermeture, ont une nature analogue à ceux, que les irritants momentanés produisent dans toute la longueur du nerf. Il y a seulement une différence : les effets excitateurs et d'arrêt persistent à un degré modéré, durant la fermeture du courant;
1. Pour désigner brièvement ces deux états du nerf, j'ai appelé asihénique, l'étal, dans lequel la provision interne de forces est abaissée ; et sthenique, 1 étal opposé lloe. cit. p. 43 et 242).