Gonsult. chap. IX
1.*;^^"^**'» ^^^^ ^^^ ^^ Muskelàewegung, p. lîl, et LehrbUiA der Physiologie 4* édil. p. 544.
fications se manifestent dans la nature des processus moléculaires : tel est, croyons-nous, le cas des sens chimiques. Dans ces deux circonstances, le processus moléculaire, déroulé dans le filet nerveux, se réglera d'après la forme d'excitation des tissus terminaux périphériques. Alors, les processus, mis finalement en jeu dans les cellules centrales, sont seulement différents et arrivent à la conscience, sous l'aspect de sensations différentes, puisque les processus moléculaires, que ces cellules reçoivent des nerfs, se distinguent par leur trajet périodique, comme lors des sensations de son, ou bien, se distinguent par leur nature, comme lors des modes d'excitation des sens chimiques. Ce serait, effectivement, l'unique moyen de faire concorder les expériences sur la séparation fonctionnelle des organes avec le principe de l'indifférence fonctionnelle des parties élémentaires. Cette alternance dans la composition des processus moléculaires provient uniquement du mode, de la manière, dont les divers éléments sont mis en contact entre eux et dans les organes sensoriels avec les irritants externes. Par conséquent, l'hypothèse d'une fonction spécifique des divers éléments nerveux est insoutenable, puisqu'on ne veut pas limiter le concept de cette hypothèse à la faculté de l'exercice et de l'adaptation.
A nne adaptation de ce genre se ramène particulièrement cette expérience, qui a été le meillenr appui de la théorie de Ténergie spécifique, à savoir qne les divers nerfs sensoriels répondent à chaqne espèce d'irritation par la qualité de sensation, qui leur est propre. Nous l'avons déjà vu, de nouvelles voies de conduction peuvent se former dans les centres nerveux, puisque lafacnlté, dont jouissent certaines parties de la substance nerveuse, de propager une excitation, qui leur est transmise, s'accroît par l'exercice. Nous devons essentiellement admettre la môme adaptation, afin d'expliquer, que des éléments centraux remplissent, par suppléance, la fonction de ceux qui sont empêchés de l'exercer (l). Or, le même phénomène, que nous observons, lors de l'établissement de nouvelles voies principales et de l'exercice de nouvelles fonctions, nous avons besoin de l'invoquer pour les formes particulières de l'irritation, si nous voulons avoir la clef de ces expériences, qui confirment directement, en apparence, l'énergie spécifique. Malgré la concordance parfaite de certaines propriétés générales, qui proviennent de leur composition chimique analogue, les processus moléculaires particuliers, siégeant dans les divers nerfs sensoriels, varient d'après la nature des irritants qui leur sont apportés. Toutes les fois que, dans un certain filet nerveux, se développent des processus d'une espèce déterminée,