G. E. MOller, Zur Grundlegung der Psychophysik, p
376 INTENSITÉ DE LA SENSATIOfi.
la théorie mathématique des fautes ; et, en cela, on suppose spécialement, que la grandeur généralement employée, comme mesure de l'exactitude des observations, la < mesure de précision » , est proportionnelle à la sensibilité différentielle (1). Cette supposition répond complètement au rôle, que possède ordinairement la mesure de précision, si nous considérons, que justement la seule chose, qui puisse être mesurée par la sensibilité différentielle, c'est la précision de l'appréciation de la sensation. L'expérience a parfaitement confirmé cette proportionnalité entre la sensibilité différentielle et la mesure de précision.
L'avantage, par lequel la méthode des cas vrais et des cas faux se recommande de préférence aux autres méthodes, est le suivant. Cette méthode permet, par suite de la constance des différences d'irritation, d'exclure facilement les oscillations et réflexions, qui précèdent inévitablement, avec les autres méthodes, la décision de l'observateur ; car, en comparant deux irritations A et B, on déclare sur-le-champ, si A ou B parait plus grand, ou bien, si l'on est dans le doute à cet égard. Fechner a môme trouvé, que les expériences, où il réfléchissait, avant de prendre une décision^ avaient ensuite beaucoup moins d'utilité (â). L'étal de réflexion engendre pour la conscience des conditions complexes, qui sont justement pour cela sujettes à de grandes oscillations. En appliquant la méthode, on peut se contenter d'employer, de la manière précé-
r demment indiquée, les cas de décision juste et de tirer ainsi du quotient - la
mesure de la sensibilité différentielle ; ou bien, on peut encore utiliser, indépendamment de ces cas, ceux de décision fausse et douteuse. Or, ces derniers ne doivent pas, comme l'a fait primitivement Fechner, être portés par moitié
1. La probabilité w delà faute variable pure F, par la valeur réciproque de la-
2ueUe on mesure, avec la troisième méthode, la sensibilité différentielle, est, si k ésigue uue constante,
r Entre le quotient - , utilisé par la quatrième méthode, et la valeur de seuil différentiel U de l'irritation, existe encore la relation
où D désigne la différence constante de l'irritation, +dla faute commise; le signe -f
1 ri
étant valable pour - > -, et le signe —, pour - < - . (Consulter G. E. MUller, in
n a II X
Archiv de POAger, vol. id, p. 103.) La grandeur h, qui dans les formules remplace
f to et- , est la mesure de précision, n *
%, Elemenk der P$yehophysiky 1, p. 94.