Dobrowolsky, in AtMd de P Duper, XII. p. 411 et suiv
Une détermination du seuil de Vexcitation pour les sensations lami* neuses — abstraction faite desmodiflcationsd'excitabilité» occasionnées par l'adaptation de la rétine — est impossible; car, même dans robscurité absolue, il se produit une faible excitation subjective, qui est due, probablement, à la pression des milieux liquides de l'œil et des tensions de ses muscles. Cette excitation subjective s'appelle la lurmière propre de la rétine. Les oscillations, que présente la grandeur de cette lumière, sont révélées par les nuages lumineux, que Purkinje (1) a décrits le premier, et par les étincelles lumineuses apparaissant dans le champ visuel obscur. L'impression de noir ne provient donc pas d'une absence totale de la sensation lumineuse; elle indique seulement un faible degré de sensation lumineuse incolore. Par conséquent, il ne peut être question d'un seuil de l'excitation pour le sens visuel, que si l'on mesure la plus minime intensité lumineuse qui, dans l'obscurité absolue, est encore sentie par contraste avec le noir du champ visuel obscur. D'après quelques observations, les métaux, tels que le fer, le zinc, le platine, portés à une température de 335 — 370<> C, commencent à devenir lumineux dans l'obscurité. Aubert apprécie cette intensité lumineuse, d'une façon assurément très-approximative, à 1/300 de l'énergie lumineuse d'un papier blanc, qui réfléchit la lumière de la pleine lune (2). Cette limite peut donc approximativement être considérée, comme le seuil relatif de l'excitation.
2. Sensations de son. Quant à ce domaine sensoriel, il existe des expériences faites, d'après la méthode des modifications minima, par Volkmann (3), comme par Renz et Wolf (4), ainsi qu'une grande série d'expériences de Nôrr (S), d'après la méthode des cas vrais et des cas faux. Volkmann exécuta ses recherches à l'aide d'un pendule sonore. Il découvrit, que les hauteurs de chute, proportionnelles aux énergies de son, étaient justement distinctes, quand elles se trouvaient approximativement dans le rapport de 3 : 4. Renz et Wolf confirmèrent cette donnée. Nôrr utilisait le son de boules de fer, qui tombaient verticarlement sur une plaque, susceptible d'entrer en vibration. Selon les observations de Vierordt, l'énergie de son ne doit pas, comme on le suppose d'après les principes de la mécanique, être proportionnelle à
1. Beobachtungen und Versuche zur Physiologie der Sinne, I, p. 78.
2. Aubert, Gruudzûge der physiologischen Optik. Leipzig', 1876, p. 485.