Archiv fur PtychiaUrie, lU, p
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poar les mouvements de convergenoe de Tcoil. Plus tard, nous reprendrons Texamen de ces observations, à cause de leur relation avec la théorie des représentations visuelles extensives. Ici, nous nous contenterons de dire, que ces mouvements de convergence, exécutés dans la limite das distances utilisées du point de flxation, qui étaient comprises entre 180 et 60 centimètres, ont donné une sensibilité différentielle constante, en moyenne, de V^^. Le seuil de l'excitation correspondait à un mouvement de la ligne de regard de 68 secondes d'angle ou à une contraction du muscle droit interne de l'œil, d^environ COOi»»»- (I).
4. Sensations de température. Pour llxer leurs relations fluantitatives, on se trouve en présence de difficultés bien plus considérables, que dans tout antre domaine sensoriel. Nous ne sentons pas chaque élévation de température, comme chaleur, ni chacun de ses abaissements, comme froid; mais, la chaleur propre de la peau constitue le point de départ des sensations de température. Si une partie de la peau est échauffée an-dessus de son point zéro physiologique, la sensation de chaleur prend aussitôt naissance ; si elle est refroidie au-dessous de ce point» on a la sensation de froid. Dans ces circonstances, ce point zéro n'est point invariable ; mais la peau s'adapte, jusqu'à un certain degré, à la température extérieure, puisque le point zéro s'abaisse avec le froid et monte avec la chaleur {"£). La peau est extrêmement sensible aux oscillations de température, qui se trouvent près du point zéro. Probablement, les résultats différents, que de nombreux observateurs ont obtenus, en étudiant les degrés les plus favorables de température, tiennent aux divergences individuelles, concernant le point zéro physiologique de la peau des doigts, parce que cette région cutanée leur servait toujours de champ d'expériences: ainsi, Fechner a trouvé la sensibi- Uté différentielle la plus délicate entre 10* et iO^R.XH -25 C), où elle se rapprochait beaucoup des données d'un excellent thermomètre à mercure (3). D'autres expérimentateurs ont observé des limites de température, plus élevées pour la sensibilité maxima: Lindemann 26 — 39<> C, Nothnagel, presque la même concordance avec le pré-
l.Wundt, Beitràge zvr Théorie der Sinneswahrnehmung, p. i95 et 196. — Voir ploB loin chap. XIU. , ,„. . «,.
31. Herinir, Grandzûge einer Théorie des Temperatursinns {Sitzungsber. der Wtener Akad, 3« livraison, l. LXXV) p. 8 et suiv. ...... ^^,
3. Les plus faibles températures, constatées par Fecbner {Psyehophystk.ly p. 803), mesuraient Vio"R — E. H. Weber {TasUinn und GemeingefuM, p. 864) a trouvé
cèdent, 27 — 33« C, et Alsberg, même 35 — 39« C. (1). Selon l'endroit du corps, la sensibilité à la température est, d'ailleurs, différente; elle semble dépendre principalement de l'épaisseur de l'épiderme (2). D'après les découvertes de E. H. Weber, la sensation de chaleur, comme celle de froid, augmentent avec l'étendue de la surface sentante ; et, les sensations de température et de pression sont dans une certaine relation, puisque des corps froids paraissent plus lourds, que des corps chauds d'un poids égal (3).
Tous ces facteurs déterminent une variabilité des sensations de température, qui ne contribue pas peu à troubler les recherches de mensuration, ayant pour but de découvrir la relation de l'intensité de la sensation avec l'énergie de l'irritation, ki, cette énergie de l'irritation ne doit pas être uniquement mesurée, à l'aide de la température objective ; mais constamment, il faut prendre en considération le point zéro physiologique des sensations de température ; et ce dernier varie sans cesse, par suite de l'adaptation, que provoquent les expériences elles-mêmes. Pour ce motif, on doit seulement conclure des observations précédentes, que la sensibilité différentielle devient plus faible avec l'éloignement de ce point zéro. Les chiffres, obtenus par Fechner, en appliquant la méthode des différences à peine perceptibles à la marche des sensations de chaleur, s'accordent approximativement avec la loi de Weber, si, à l'exemple de l'auteur des Éléments de la psychophysique y on adopte, comme point zéro physiologique, la température moyenne entre le froid du frisson et la chaleur du sang (l4,77o/î.). Or, cette hypothèse est arbitraire. Par conséquent, pour décider la question, il est indispensable d'instituer de nouvelles expériences, où l'on tiendra sérieusement compte de la chaleur propre de la peau et de l'adaptation qui se produit (4).
5. Sensations gustatives. En ce qui concerne les sensations des deux
i. LindemaDii, De sensu caloris. Thèse. Halle i857.— Nothnagel, Deutsches Archiv /■tirWin-Medtcm, U, p.284. — Alsherg. Ueber Raum^und Temperatursinn. Thèse, Marbourg 1863.