Grdssumun, Annalen de Pojigeudorff, vol. 8U, p
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la sensation colorée, l'est plutôt d'après la conduite réciproque des diverses couleurs simple^ dans les mélanges. On peut construire, par exemple, la ligne chromatique, de façon que deux couleurs complémentaires soient reliées par une ligne droite d'une longueur constante : alors, elle se convertit de nouveau en cercle. Mais, dans ce cercle, dautres longueurs d'arc répondent aux divers tons colorés, si, comme auparavant, la sensibilité différentielle sert de mensuration. Dans la courbe chromatique, on essaie encore de donner à la loi du mélange une expression quantitative, quand on procède selon les conditions suivantes. A l'exemple du cercle chromatique, toutes les droites, tirées entre deux couples de couleurs complémentaires , doivent se couper en un point unique. Mais ces droites, au lieu d'être égales entre elles, seront ainsi déterminées: la distance d'une couleur complémentaire, par rapport au point d'intersection, sera inversement pro-
portionnelle à l'intensité, avec laquelle cette couleur (la saturation spectrale étant supposée) doit être employée, pour produire le blanc. Ou bien, en d'autres termes, les parties des lignes droites, existant des deux côtés du point d'intersection, seront. directement proportionnelles à l'efficacité complémentaire des couleurs spectrales correspondantes. Grâce à cette condition, on obtient la courbe, décrite fig. 114, qui se rapproche d'un triangle ; mais, à la place de l'angle du sommet (en G), nous avons un arc. La ligne de base entre /} et V correspond au pourpre (P). H^ est le point d'intersection de toutes les droites, qui unissent deux couleurs complémentaires. Celles-ci sont totalement coupées par le point Wy puis«iue, par exemple, V' V H' est = G' G' \\\ si Test
Pintensité du violet, G' celle du vert jaunâtre complémentaire, V W et G' IK indiquant les distances rectilignes des poirits F et G' de la courbe chromatique, par rapport à W, On peut, à l'exemple de Newton (1), voir, dans les lignes convergeant en Wy des bras de levier, sur lesquels les diverses couleurs agiraient d'une manière analogue à des poids : alors, W sera le centre de gravité du système chromatique ; quant au choix des intensités des couleurs complémentaires, il faut que celles-ci, considérées comme des forces, soient équilibrées entre elles.
La forme, ici adoptée, de cette courbe exprime un autre fait, qui se manifeste lors du. mélange des couleurs. En mêlant ensemble deux couleurs spectrales, rapprochées et voisines en même temps de l'une ou de l'autre extrémité du spectre, la couleur mixte résultante a la saturation spectrale. Le rouge et le jaune du spectre (B + G 6), mêlés ensemble, donnent un orangé spectral (0) ; de même, le violet et le bleu du spectre (V -{- B) engendrent un bleu indigo spectral (/). 11 n'en est plus ainsi pour les couleurs, qui se rapprochent du milieu du spectre, du vert. Ici, le mélange de couleurs voisines occasionne toujours un ton coloré moins saturé, plus blanchâtre , que celui de la couleur spectrale intermédiaire. Par conséquent, la courbe se dirige d'abord en droite ligne : 1^ du rouge, jusqu'au vert jaunâtre (de R à G') et 2** du violet, jusqu'au vert bleuâtre (de V à B) ; mais dans le voisinage du vert, elle est infléchie.
Les modifications, que doit recevoir la courbe chromatique,afin d'exprimer la conduite des couleurs dans les mélanges, obligent à la compléter par la description simultanée de tous les degrés de saturation possible. Si nous nous bornons au cercle chromatique, son centre, où se coupent tous les diamètres reliant deux couleurs complémentaires , sera considéré comme le siège du blanc (fig. 112). Alors , les divers degrés de saturation d'une couleur se trouvent totalement sur le rayon, qui unit avec le centre le point de la périphérie correspondant à la couleur saturée. Supposons le cercle entier divisé en plusieurs anneaux. Ces derniers contiennent, de dehors en dedans, des graduations colorées toujours plus blanchâtres ; mais, à l'intérieur de chaque anneau, il existe une transition des divers tons colorés, qui est aussi continue, que pour les couleurs saturées occupant la périphérie. On a donc deux sortes de passages