Heimhultz. PlujsioL Optik, (>. ïll
consécutives (1). Les images consécutives conviennent très-bien pour faire cette démonstration, de même que les mélanges sur les disques rotatifs, à cause des faibles degrés de clarté et de saturation qui leur appartiennent, tant que des effets énergiques de contraste ne se manifestent point. Or, nous avons vu précédemment (p. SOI), que des nuances amorties de clarté et de couleur sont extrêmement favorables pour l'impression induite et, même, pour l'impression inductrice. Si, par exemple, à Taide de deux disques clairs très-rapprochés, placés sur fond sombre, on produit une image consécutive négative, Ton aperçoit deux disques sombres entourés chacun d'une auréole claire, et à Vendroit, 011 les deux auréoles se recouvrent, on constate une augmentation de clarté. L*image consécutive négative du carré, représenté fig. 120 se compose d'un rectangle blanc à droite et d'un rectangle noir à gauche, avec une zone limite, engendrée par le contraste . marginal et se distinguant par une clarté bien plus considérable. En outre, l'image consécutive du trait noir transversal apparaît avec une clarté encore plus intense, car ici se révèle le constraste par rapport aux deux images consécutives sombres limitantes. Enfin, si on obscurcit davantage ces images consécutives, en les projetant sur un fond noir, la clarté du pj^ ^^q trait blanc de l'image consécutive est encore
plus rehaussée. D'après toutes ces expériences, qui peuvent être variées à Tinfini : l*" Ténergiedu contraste dépend des rapports de voisinage des impressions contrastantes ; 2» elle croît avec Taccumulation des influences inductrices ; S** enfin, elle est plus favorable pour certaines clartés modérées des impressions, que pour d'autres. Evidemment, cette dernière condition est cause, selon la remarque d'Hering, que les contrastes, dans les images consécutives, sont plus énergiques dans des phases déterminées de dégradation, que dans d'autres (2).
Il s'agissait, dans les observations précédentes, de faire prédominer
i. Heriug, Sitzungsber. der Wiener Akad, Matk.—naturw. Cl. 3* fascicule t. G6 et 08. Mémoire reproduit, ia Zur Lekre vom LichUinn, i^^, 2« et 3' commuaications du même auteur.
2. Voir, in Sitzungsher der Wiener Ak. t. 52, p. 303 ; t. 5i, p. 393 (mémoires de Mach) et in Vierteijahrsschr. f. Psychiatrie, II. p. 38, «i'uutres expériences, qui conRrmeut les règles ci'dessus.
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le plus possible Teffet inducteur sur l'efiet constant des impressions lumineuses. Hais on établit facilement des conditions, qui permettent, en modifiant convenablement Texpérience, de faire disparaître totalement, ou bien alternativement disparaître et apparaître Tinduction directe. Si, après avoir collé un petit morceau de papier gris sur une plaque de verre coloré ou sur un papier coloré, on choisit les rapports de clarté les plus favorables à la production de la couleur de contraste, le papier gris, vu de près, prend à peine la teinte de la couleur de contraste. Et, si l'observateur se place à une plus grande distance, afin que la netteté des lignes de contour disparaisse, la couleur de contraste se montre très-distinctement. Ici, ce n'est pas l'amoindrissement de l'image rétinienne, qu'il faut accuser de ce résultat ; car, on est aisément convaincu du contraire, en variant la grandeur du petit morceau de papier collé. Cette influence des contours est des plus évidentes dans Texpérieuce de Meyer. Si, dans le voisinage de l'endroit, où le morceau de papier noir, vu avec la couleur de contraste, se montre par transparence à travers la feuille de papier, on pose un petit fragment de papier gris, ayant exactement la même clarté, que le premier après son recouvrement par la feuille de papier, néanmoins^ le fragment non recouvert n'atfecte que très-peu la couleur de contraste (1). Voici la forme inverse de l'expérience. Sur la feuille de papier, qui recouvre la surface colorée avec la tache contrastante, on trace une ligne autour de cette tache : instantanément l'effet de contraste disparait ; et, si on regarde de loin, il ne se présente plus. Egalement, dans les expériences avec la toupie chromatique, l'effet de contraste disparaît, si on limite par une ligne les points, oh confinent les parties contrastantes du disque; si, par exemple, dans la fig. 118, on tire des lignes noires circulaires sur les segments des secteurs dirigés vers le segment noir intermédiaire, ou si, comme dans la fig 119, on sépare les uns des autres par des cercles noirs chaque segment des secteurs. Evidemment, nous sommes insensibles à l'effet de contraste, tant que nous avons un motif de rapporter à des objets séparés les impressions, qui exercent les unes sur les autres une action inductrice. Ici, notre sensation semble se trouver, partiellement, dans un état qui lui est spécial, si l'on fait abstraction de l'induction corrélative des impressions hétérogènes. Cette indépendance à l'égard de l'effet de contraste tient seulement à ce que le degré, où une sensation est déterminée par les