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DIFFÉRENCIATION DES FONCTIONS PSYCHIQUES

tissas extérieurs (Fig. 10). Les cellules nerveuses de premier ordre (Qi), après avoir effectué leur coonexion avec les épithélium sensoriels ou avec les cellules musculaires, se divisent en sensorielles et motrices. De ces cellules de premier ordre se détachent d'abord, en qualité de cellules de second ordre (jft), celles qui peuvent unir des cellules sensorielles avec des sensorielles, des motrices avec des motrices, ou des sensorielles avec des motrices. Proba* blement, des cellules d'ordre encore plus élevé se rattachent aux organes centraux, dont la structure est relativement simple. Nécessairement, par suite de cette augmentation des éléments centraux, le processus de différenciation atteint les cellules nerveuses elles-mêmes, qui acquièrent une fonction différente, selon les unions, qu'elles présentent entre elles et avec les organes périphériques. Les cellules, plus rapprochées des organes terminaux, sont employées à exercer des fonctions psychiques auxiliaires^ qui s'opèrent sans la participation de la conscience, en d'autres termes, d'une façon purement mécanique. D'autres sont en rapport intime avec les fonctions nutritives : elles entretiennent et règlent les phénomènes physiologiques des sécrétions et du mouvement sanguin ; par conséquent, ne faisant plus absolument partie de la connexion, que présentent les bases corporelles de la vie de l'âme, elles exercent encore, mais seulement d'une manière indirecte et grâce aux corrélations multiples, existant entre les fonctions nutritive et psychique,une certaine influence sur les fonctions psychiques. Cette différenciation progressive des fonctions et de leurs substratum s^exprime par un accroissement de volume relatif et un développement, plus riche, des organes nerveux centraux. Déjà, chez de nombreux invertébrés, les mollusques supérieurs, les arthropodes et surtout, dans la classe des vertébrés, le rôle dominateur du système nerveux central apparaît, dès le premier temps du développement. Aussitôt, que les masses de développement se sont séparées, pour constituer les deux couches de l'ébauche germinale, il se forme, au milieu de Tectoderme, une fente ouverte en haut ; et, au fond de cette fente, on voit une strie obscure, la strie primitive, qui marque l'axe corporel du futur organisme (Fig. 7 et Fig. 11). Cette fente, se fermant plus tard, constitue la moelle épinière; et son segment le plus anté-

FiG. 10. Schéma d'an système nerveax complexe, s et m, comme dans la ÛK. 9. gi, ^aCelloles nerveuses de premier et de second ordre.

rieur, qui croît bientôt plus rapidement» est l'ébauche, qui donne naissance Siulcerveau. C'est ainsi, que commencent ces différenciations des

fonctions et de leurs substratum, que nous examinerons spécialement dans les chapitres suivants.

A ce sujet, notre point de départ sera une étude générale des éléments de ces substratum. Nous y joindrons une description sommaire du développement des formes des centres nerveux^ évolution qui est l'expression intime de la différenciation de leurs fonctions. Nous posséderons par ce moyen les notions, qui nous sont indispensables,

FiG. 11. Ajie embryonnaire du lapin avec iébauche pOUr décOUvHr IcS COmbiuaisOnS

de l'embryon, a Fenle primitive avec la strie pomnlfiXAS dps nartiftR <41<Smfln-

primitive dan» la profondeur. *Ebaache embryon- COmpiexeS QCS pariies eicmen-

naire. c. Partie interne, lyriforme de l'aire em- taÎTCS OU le trajet SUivi par leS bryonnaire ; d sa partie externe orbicnlaire. • j * • i

^ ' ^ f)oies nervemes conductrices^ à

l'intérieur des organes centraux. L'examen de ces unions, que les grands systèmes de cellules nerveuses effectuent entre elles et avec les appareils terminaux périphériques, nous aidera à comprendre la fonction physiologique des parties centrales. Après avoir ainsi discuté les bases fondamentales corporelles de la vie de l'âme, qui nous sont données dans la structure et la fonction du système nerveux, nous soulèverons finalement la question de la nature générale et des conditions des forces, qui déploient leur activité dans le système nerveux ; c'est la physiologie mécanique de la substance nerveuse ({m essaie de résoudre ce dernier problème.

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