Phystologische Optik, p
' SENSATIONS LUMINKUSES. 823
• à travers an reyôtement coloré. Si, par exemple, on petit morceaa de papier gris étant placé sur un fond roage, noos mettons par dessus an papier transpa« rent, nous croyons voir toat à travers an papier roage-rosé uniformément coloré : an objet, qai va à travers nn milien roage-rosé est perça gris, devrait être blea-verdâtre, et, par conséquent la tache grise offrirait cette coalear. Son explication de l'expérience de Ragoni Scina avec la plaque de verre, faisant office de miroir réflecteur, est analogue. Et, par suite, Helmholtz considère les phénomènes de contraste comme des illusions du jugement. Selon lui, cette illusion se produit de la manière suivante avec les ombres colorées. Nous sommes habitués à voir blanche la lumière diffuse du jour; si, par exception, celle-ci, au lieu d'être blanche, se trouve rougeâtre^ nous ignorons absolument on partiellement cette déviation; mais^ si nous voyons blanc un éclairage rougeâtre, une ombre réellement grise doit nons apparaître, comme s'il lui manquait un peu de lumière rougeâtre, pour devenir blanche ; celte ombre se montre donc bleu-verdâtre. Cependant, et même en ce qui concerne l'exécution des expériences, des objections très-sérieuses se dressent contre cette théorie. Si dans l'expérience de Meyer, l'illusion tenait réellement, à ce que nous avons cru voir à travers un papier coloré, le contraste serait d'autant plus intense, que le papier est davantage coloré et que l'on emploie, par conséquent, un papier de revêtement plus transparent. Or, il n'en est pas ainsi ; et on trouve, qu'un revêtement très-mince, sur fond sataré, n'engendre presque aucun contraste, et que le papier de revêtement agit, évidemment par suite de la diminution de la saturation. De même, dans l'expérience de Ragoni Scina, la position la plus favorable de la plaque de verre est celle, où une grande quantité de lumière blanche s'y trouve suffisamment mélangée. Quant aux ombres colorées, elles apparaissent avec une netteté absolue, si on reconnaît très bien la composition colorée de l'éclairage, si par exemple on produit, seulement sur un champ limité, un éclairage coloré : dans ce champ, l'ombre grise se montre alors avec une netteté extraordinaire et de la couleur complémentaire, quoiqu'on n'ait pas le moindre motif de confondre la couleur du champ avec celle de la lumière du jour, dont elle diifôre considérablement. Enfin, toutes ces explications ne sont pas applicables aux contrastes des couleurs et des clartés, effectués sur le disque rotatif de la toupie chromatique. La théorie des illusions du jugement commet la faute de regarder la sensation, comme quelque chose d'absolu ; d'où alors, les phénomènes de contraste seraient des exceptions remarq[tiabres. Sans doute, il est incontestable, que la reproduction des impressïoDS antérieures ou la comparaison directe avec une autre impression indépendante sont capables d'influencer la sensation. Mais, cette comparaison modifie au contraire la sensation primitive, qui se fixe partout en intensité et qualité par rapport aux autres sensations. C'est pourquoi, ces modifications de la sensation, opérées par reproduction et comparaison, ne constituent nullement nne exception proprement dite de la loi de relation, telle que nous l'avons formulée plus haut ; mais, par suite de ces modifications, seulement la
5îi QUALITÉ DB LA SENSATION.
relation avec des impressions antérieares on produites indépendamment remplace la relation beaucoup plus rapprochée pour la sensation primitive^ relation avec les irritants qui agissent directement ensemble. L'interprétation forcée, donnée par la théorie d'Helmboltz à la plupart des phénomènes de contraste, a été cause, qu*aprôs son apparition une série d'observateurs, Fechner (I), Rollett (2), E. Mach (3), Hering (4), et Plateau (5), dans divers travaux récents, ont adopté l'hypothèse d'une corrélation physiologique des points rétiniens. Hering, surtout, a combattu vivement la théorie psychologique; certes, Thypotbèse « des illusions du jugement > prête facilement le flanc à une telle attaque. Mais Hering, en déployant sa colère contre la « théorie spiritualiste » (c'est ainsi qu'il la désigne), n'a pas suffisamment réfléchi, que la relation psychologique^ où l'on place certains phénomènes, vis-à-vis les uns des autres, n'exclut pas une explication physiologique simultanée, et que, dans certains cas, la première explication seule, et non la seconde, peut avoir à sa disposition les matériaux nécessaires. C'est pourquoi, toute théorie psychologique n'est pas « spiritualiste > .
i. lierichte dêr sàchs Ges. d. Wiss. 1860, p. 131.
2. Wiener Siizungsber, vol. 55, avril 1867. (Tirajre à part, p. îl).
3. Jhid. vol. 5î, p. 317 — Vierteljahrsschr. f. Psychiairie il, 1868, p. 46.