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Cervelet

A l'extrémité antérieure de la moelle allongée, apparaît une autre transformation essentielle, dans les rapports de configuration, que nous avons étudiés jusqu'ici. Elle est due au cervelet , qui est issu de rébaache de la troisième vésicule cérébrale. Au degré le plus inférieur de son développement (Fig. 17 et 18), le cervelet s'écarte peu extérieurement de la structure, qu'avait son ébauche primitive. Comme une lisière transversale, il forme une espèce de pont sur l'extrémité supérieure de la fosse rhomboïdale et reçoit des deux côtés les corps striés ; en haut, il donne naissance à une plaque de moelle, qui va au cerveau moyen (Fig. 20). Mais, des deux côtés, partent des tractus de fibres transversales, qui se dirigent vers la surface inférieure de la moelle alloDgée : les unes semblent se croiser entre elles; et, les autres, avec des tractus de fibres verticale^ ascendantes, qui appartiennent aux cordons des pyramides et des olives. Ces rapports d'union restent invariables, même après que le cervelet a atteint son développement ultérieur. Les faisceaux, qui vont des corps striés au cervelet, sont les pédoncules cérébelleux inférieurs (processus ad med. oblongatam, p i, Fig. 27) ; et les filets médullaires, qui sortent du cervelet, pour gagner en haut le cerveau moyen, les pédoncules cérébelleux supérieurs (processus ad corpora quadrigemina ou ad cerebrum, p s). Ces derniers sont réunis par une mince plaque de moelle, qui recouvre le dessus de la fosse rhomboïdale, et s'appelle le vélum medullare superius (obère Marksegel V m). Ce vélum unit directement la moelle du cervelet à la division cérébrale la plus voisine, au cerveau moyen ou aux tubercules qoadrijumeaux. Enfin, les cordons médullaires, provenant des deux côtés du cervelet, donnent lieu aux pédoncules cérébelleux moyens on bras du pont (Br&ckenarme, processus ad pontem, p m). La forma*' tien, qui prend naissance à la base du cerveau postérieur, et est constituée par l'union de ces pédoncules cérébelleux moyens et leur croisement avec les cordons longitudinaux ascendants de la moelle allongée, s'appelle le pont de Varole {b r Fig. 26). Celui- ci est effecti-

vement un double anneau d'union, par sa direction longitudinale entre Tarrière-cerveau et le cerveau moyen, et, d*autre part, par sa direction horizontale entre les deux moitiés latérales du cervelet. Les pédoncules cérébelleux antérieurs et postérieurs apparaissent avec beaucoup de netteté, dès que le cervelet commence à peine à se former ; mais les pédoncules moyens, par suite de l'évolution progressive de ce segment cérébral, surtout de ses parties latérales, acquièrent une telle puissance,

que le pont de Yarole doit être distingué, comme une formation spéciale. Chez les oiseaux et, même, chez tous les vertébrés inférieurs, on ne remarque guère, à la place du pont de Yarole, que les prolongements longitudinaux des cordons antérieurs et latéraux de la moelle „ ao /. ^. . ^ .. allongée (Fig. 28 B). A partir des

Fie. Î8. C<»rTeaii d'une poule domesUqae, ^ t

d'après G. G. Garas. A Va par en haot. pointS, OÙ IcS pédoUCUlcS du CCrvelct B par en ba«. a. Bolbe olfactif, b Gerreau. ^««n^tPAnt An arriftrp An avant At la-

e Tubercoiet bijumeanx. rf Gerreiei; d' ses pcneireni en arrière, en avani ei la-

parties latérales rndimentairfs. e Moelle téralcmeut daUS CClui-ci, IcS filets

auongée. 2 Nerf optique. médullaires rayonnent vers la sur-

face de cet organe.

L'évolution morphologique du cervelet s'accomplit relativement de bonne heure. Chez tous les vertébrés, ce segment postérieur du manteau cérébral est recouvert par l'écorce grise, qui est nettement séparée de l'irradiation des filets médullaires, occupant l'intérieur ; et l'écorce du cervelet des vertébrés inférieurs, des pois.sons se divise et donne naissance à quelques couches remarquables par la diversité de leur coloration (1). Le cervelet des amphibies présente déjà des groupes de cellules nerveuses, intercalées dans le parcours des filets médullaires et qui sont, comme les premiers vestiges des noyaux ganglionnaires. Ces filets médullaires se multiplient chez les oiseaux ; mais, en même temps, la formation des couches est plus distincte et le plissement de la surface permet aux éléments corticaux d'augmenter de volume (2) (Fig. 20 et 28).

La forme du cervelet des mammifères éprouve enfin une autre mo-

i. Ow8ij«nnikofI, Bulletin de Vacadèmie de Saint-Pétersbourg y t. IV. — Stieda, Zeitschr. f, wissemsch. Zoologie. Vol. 18, p. 34. 2. Stieda, Zeitsch. f. wiss. Zool. Vol. 18, p. 39 et vol. 20 p. 273.

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