CERVEAU MOYEN
contient, dans la portion des pédoncules cérébraux qui appartient au domaine du cerveau moyen, deux noyaux ganglionnaires nettement circonscrits : l'un deux, remarquable par sa couleur sombre, est la substance noire de Sœmmering {$ n Fig. 30). Celle-ci sépare chaque pédoncule cérébral en deux portions : Tune inférieure, située en même temps plus en dehors, se nomme le pied ou base du pédoncule (f Fig, 30 et 26) ; l'autre supérieure, plus rapprochée de la ligne médiane, est la calotte (Haube) ou le toit (Decke) (tegmentum pedunculi, h b mêmes figures). La partie, la plus élevée et la plus interne de la calotte, ressemble à une bande médullaire, tressée en forme de ganse à l'extrémité antérieure ; elle soutient directement les tubercules quadrijumeaux et s'appelle le ruban de Reil (Schleife, laqueus, s l Fig. 30). Le milieu de la calotte possède un deuxième noyau, dont la couleur lui a fait également donner le nom de noyau rouge de la calotte (nucleus tegmenti hb Fig. 36). Les tubercules quadrijumeaux (t^Fig. 30) reposent sur les pé* doncules cérébraux. Ils sont connexes en arrière avec le pédoncule cérébelleux supérieur ; en avant et sur les côtés, ils fournissent des fibres médullaires, qui se mêlent les unes à la calotte du pédoncule cérébral; les autres passent dans les couches optiques ; d'autres enfin constituent les origines des nerfs optiques. L'union avec les couches optiques et les nerfs optiques est opérée, chez les mammifères, par les bras des tubercules quadrijumeaux (Vierhûgelarme) (Fig. 27). Les tubercules quadrijumeaux antérieurs adhèrent aux couches optiques par les bras antérieurs ; et les tubercules quadrijumeaux postérieurs se rattachent au corps genouillé interne par les bras postérieurs. Dans l'intervalle, qui sépare les tubercules quadrijumeaux antérieurs de l'extrémité pos* térieure des couches optiques, est enfoncée la glande pméale^ sorte de tissu analogue aux glandes lymphatiques et qui n'adhère au cerveau, qu'extérieurement (z Fig. 27 et 30). Nous avons déjà remarqué que, chez les mammifères, les tubercules quadrijumeaux sont devenus des tormations solides, compactes. Ils sont réunis par une plaque de moelle, qui passe en arrière directement dans le vclum medullare superius>t, en avant, dans la commissure postérieure (c p Fig. 32), située à la limite existant entre les tubercules quadrijumeaux et les couches optiques. Les lobi optici des vertébrés inférieurs ne sont pas complètement pleins, solides ; ils renferment une cavité plus ou moins spacieuse, qui communique avec Taqueduc de Sylvius ; et, sur le plancher de cette cavité, on voit, de chaque côté, une éminence (torus semi-circularis Halleri t s Fig. 21) constituée parle gris ganglionnaire.