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Cerveau Intermédiaire

Le cerveau intermédiaire ou région des couches optiques (thalami optici) le cède en grosseur, chez tous les vertébrés inférieurs, au cerveau moyen (/Fig, 17) ; mais, chez les mammifères, il est plus volumineux, que ce dernier (t h Fig. 26, 27 et 30). Cependant, le cerveau

FiG. 31. Baie da c«rveaa hamaia. mo Moelle allongée. Cb Face infërieare da cerfelet. fl Floccalas oa lobale da pneamogastrique. to Tonsille oa amygdale, br Pont de Varole. ce Taber^ cales mamillalres. h Hypophyse, sp Sabslance perforée aniérleore (champ olfactif), pp Sobstanoe perforée poslérieare (entre l'écartement des pédoncules cérébraux). / Merf olfactif et balbe clfaetif; ^à gtoche, Us ont été conpés). // Merf optique. /// Nerf ocalo-motear* F Trijomeaa. VI Moteur oculaire externe. Fs GrconTolntions frontales inférieure, Ff moyenne, Fi sapérieare. tr Sillon olfactir. 7i Circonvolutions temporales supérieure, 7s moyenne^ 7s inférieure. 0 Circonfolution occipitale. U Lobe d'hippocampe, hs Pédoncule cérébral.

intermédiaire des poissons présente un prolongement divisé en deux parties égales, s'étendant en arrière jusqu^à la base du cerveau et semblable à deux éminences demi-sphériques, placées au-dessous et ui^

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peu en avant des lobi optici. Ces éminences sont les lobes inférieurs I (lobi inferiores) du cerveau des poissons (I i Fig. 21). Us contiennent une cavité communiquant avec le troisième ventricule, cette ouverture fissurale qui, par suite de la déchirure antérieure du toit, divise le cerveau intermédiaire, pour constituer les deux couches optiques. Au point, oix les lobi inferiores se confondent, ï\ss^2id}oigtieniY hypophyse ou corps pituitaire (A Fig. 21). Celle-ci, dans sa moitié supérieure, est un renversement du cerveau intermédiaire; et, dans sa moitié inférieure, un reste du tissu embryonnaire, appartenant primitivement à l'extrémité supérieure du pharynx et qui, par suite du développement de la base du crâne, était resté uni au cerveau intermédiaire (1). L'hypophyse persiste même chez les vertébrés supérieurs, où, à cause de l'évolution plus considérable des pédoncules cérébraux, les lobi inferiores ont complètement disparu (h Fig. 31). Alors, à la base du cerveau, seulement entre les pédoncules cérébraux, écartés l'un de l'autre, la substance ganglionnaire du cerveau intermédiaire apparaît sous la forme d'une éminence grise, tuber cinereum^ qui est connexe, en avant vers l'hypophyse, avec un prolongement en entonnoir, nommé infundibulum cérébral (Fig. 18 et 26). Ce dernier possède une cavité étroite, qui en haut communique avec le troisième ventricule. La présence de petits vaisseaux sanguins donne à la substance grise, placée entre les pédoncules cérébraux, un aspect perforé, cribriforme; aussi appelle-t-on cet endroit la plaque perforée postérieure (lamina perforata posterior, pp Fig. 31 et 26). Au plancher du cerveau intermédiaire des mammifères se rattachent deux éminences médullaires : les tubercules blancs (corpora candicantia ou mammillaria) (c c). L'infundibulum et l'hypophyse limitent en avant le tuber cinereum ; de même, les tubercules mamillaires, situés directement avant la clôture du pont de Varole, limitent en arrière le tuber cinereum, mais leur signification génétique est encore inconnue.

A l'égal du cerveau moyen, le cerveau intermédiaire renferme de la substance grise, comme formation cavitaire et, aussi, comme formation nucléaire* D'abord, une plaque grise recouvre les parois de l'espace creux du troisième ventricule et tapisse, en même temps, un mince cordon médullaire, qui unit les deux couches optiques et s'appelle la commissure moyenne ou médiane (Fig. 30 c m). Ce gris cavitaire du troisième ventricule s'étend jusqu'à la base du cerveau, où il passe

i. W. Mftller. Jenaische Zeilschr. f. Mêd, u, Natunv. vol. 6, p. 354.

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directement dans le tuber cinereum et l'infundibulum. En outre, à l'intérieur des couches optiques, sont disséminés plusieurs noyaux ganglionnaires, isolés les uns des autres par des masses médullaires (Pig. 35 t h). Des noyaux ganglionnaires de ce genre se trouvent dans deux petites éminences, tuberculiformes qui, chez les mammifères, limitent rétendue postérieure de la couche optique et, extérieurement, sont en connexion avec elle ; ces deux éminences portent le nom de corps ge^ nouilles externe et interne (fc' k Fig. 27). Le nerf optique, à son origine, adhère aux deux corps genouillés ; de plus, le bras antérieur des tubercules quadrijumeaux se convertit en corps genouillé interne. Le pourtour antérieur et externe de la couche optique s'incline en pente douce ; mais, en arrière, sa face supérieure est séparée de l'ioférieure par un bord boursouflé, nommé le pulvinar ou cotissin (p t; Fig. 26).

Aux débuts de son développement, le cerveau antérieur repose sur le cerveau intermédiaire : c'est une vésicule, primitivement simple, et, plus tard, lorsque la déchirjire antérieure du toit se prolonge et atteint le cerveau antérieur, cette vésicule est symétrique et ses deux moitiés adhèrent au plancher. Arextrémité antérieure, près du point de départ des bulbes olfactifs, cette union est tellement forte, que la scissure longitudinale finit souvent par disparaître, sur une courte étendue de la face supérieure, grâce à une commissure interlobulaire. Primitivement, à l'endroit, où la déchirure du toit du cerveau intermédiaire se prolonge dans la scissure longitudinale des hémisphères, le troisième ventricule communique ouvertement avec les cavités des deux vésicules des hémisphères. Dans le cerveau des poissons, cette ouverture se ferme, ainsi que celle de la deuxième vésicule secondaire, du cervelet, puisque les hémisphères se solidifient complètement (g Fig. 17). Alors, le troisième ventricule se continue, comme une fente impaire, entre les hémisphères (1). Mais, chez les vertébrés supérieurs, le prolongement vasculaire, qui s'enfonce dans l'espace creux du cerveau intermédiaire, se multiplie dans ce dernier organe et, par-là, dans les deux vésicules des hémisphères. Tandis que le cerveau intermédiaire,

i. Les ventricules latéraux, existent d'ailleurs chez les lépidosirens, dont le cerveau a une structure presque analogue à celui des batraciens. Owen, Anatamy of vertêbrates, vol. i, p. 282, fig. 186.

à Texception de la fente qui persiste sous forme de troisième ventricule, est rempli de masse nerveuse, cet orifice de communication s'obture de plus en plus, et, finalement, à Textrémité antérieure du troisième ventricule, il ne reste que deux ouvertures étroites, qui permettent rentrée des vaisseaux dans les deux ventricules cérébraux. Ces deux ouvertures sont les trotis de Monro (m o Fig. 32), ou le ves-

ty

FiG. 32. Coap« médiane da ceriean hamain. r Fosse rhomboldale on qaatrième ^entricnle. br Pont de Varole. ce Tobercnle mamillaire. rd Racinet desceDdante, ra ascendante de la foftte. k Hypophyse on corps pitnitaire. // Nerf optique, ea Gommissare antérieure, eb Gem- BÛuart blanche du plancher, mo Tron de Monro. bk Corps calleaz. *p Cloison transparente (sepiom lacidom). / Voûte (fornix). cm Gommissare médiane, th Coaches optiqaes. sp Committore postérieare. z Glande pinéale. v Tubercules qnadrijomeanx. W Vermis du cervelet et arbre de Tie. m Voile médullaire antérieur. Fa Circonfolution fh>ntale inférieare. Gf CireoBToIntion arquée (gyrns fomieains). C Sillon de limitation de la drcouTolation arquée (litora calloto-marginalis). R Sillon de Rolando. Ve GirconTolnlions centrales antérieure, Be pottérianre. H Lobe d'hippocampe. U Gymt uneinatus. Pr ATant-coin (prcBcanens). 0 Sillon œdpital perpendiculaire. Cn Coin (coneus). O' Sillon occipital horisontal. (Poar oc, ^, Toir te Mctnde de la ûg, 27).

tige des fentes primitives da Monro (1). En avant, ils sont séparés Fun de Taotre par une cloison médullaire, qui marque le lieu, où s'unissent en arrière les deux vésicules des hémisphères. (jO plancher de cette cloison est très souvent formé par de puissants faisceaux médullaires,

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