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qui passent d'un côté à l'autre côté ; c'est la commissure antérieure (c a). Les hémisphères des reptiles» surtout des oiseaux, et des mammifères, s'accroissent d'une manière si considérable, qu'ils recouvrent plus ou moins complètement, comme d'une voûte, le cerveau intermédiaire. Par conséquent, les ventricules latéraux du cerveau se pro-
Pig. 33. DiffërenoiatioD des ganglions oérébranx, d'après Gegenbaar. À CerTeau d'une tortaa, B d'an fœios de bœuf, C d'un chat. A ganche, le toit des Tcntricules latéraux a été enieTé ; à droite, il y a en outre ablation de la Toute ; en C, da eàié gaacbe, le passage de la voûte dans la corne d*Âmmon a été mis à na. / Cerveau. // Couches optiques. /// Lobi optici ou tubercules qoadrijnmeanx. IV Cervelet. V Moelle allongée, ol Bnlbe oiraclif. 8t Corps striés, f Voûte. H (dans la fig. C) Corne d'Ammon. g (dans la même fig.) Corps genouillés. sr Fosse rhoœboidale.
longent en arrière; et les couches optiques ne ressemblent plus à une portion cérébrale, située derrière les hémisphères, mais à des protubérances, qui, avec la plus grande partie de leur surface, s'élèvent dans les ventricules latéraux et sont tournées, uniquement par leur côté interne, vers le troisième ventricule.
Dans le cerveau antérieur, la substance grise se présente avec ses trois degrés de formation : gris cavitaire, elle recouvre les parois du troisième ventricule, surtout les faces internes des couches optiques, tournées vers ce ventricule, la cavité de Tinfundibulum et tout son entourage; gris ganglionnaire, elle forme des masses considérables, disséminées dans le parcours des prolongements des pédoncules cérébraux, qui apparaissent sous les couches optiques ; gris cortical, elle tapisse enfin tout le manteau des hémisphères. La structure du cerveau antérieur est déterminée par la situation de ces agglomérations de substance grise et leur rapport avec les irradiations des filets médullaires. Elle
est relativement simple, si les hémisphères se sont solidifiés, par
exemple chez les poissons, ou bien si, comme chez les batraciens (Fig. 19),
les hémisphères présentent à
leur intérieur une cavité rudi-
mentaire. Chez les vertébrés
supérieurs, au contraire, où, à
partir des ventricules latéraux
et de la surface, les hémisphères
accusent un développement
plus considérable, on voit ap- »
paraître en même temps une
séparation histologique plus f
marquée. Les noyaux ganglionnaires sont principalement cou- i chés sur le plancher des ventricules latéraux,où ils forment des éminences tubéreuses ; de ce point, les filets médullaires rayonnent dans toutes les directions, vers la surface des hémisphères, et, sur cette surface, Técorce constitue un toit régulier.
La couche la plus profonde du plancher des ventricules la-
«x.^.,» ^* *^»r^^.,:4» *^«.nir^« .n-^ ^^^' ^4. Les tabercnles cérëbraax de l'homme, des-
téraux est produite par les pro- .-^^ en partie d'après Araold. A gauche, la partie
longeinentS des pédoncules ce- infénenre et postérieure des Teotricales latéraux,
., ... . . avec la corne d'Ammon et l'ergot de Morand,
réoraUX, qui divergent et se sont mis à décourert. » Tubercules quadrijumeauz.
dirigent en haut. Sur ces pro- * .^'*'*^® fl^inh. th Couches optiques, m Com-
° ^ missure médiane, se Stria cornea. si Corps strié,
longements reposent les C0t(CA^5 /x Partie antérieure de la voûte; bk partie anté-
(Hitiaup^ d'oii nartpnt d'antres "•"''® ^? ^^^ calleux, qui sont tous les deux Opiiques, a ou parieni a auires joctionnés transrersalement. fx Partie postérieure
masses médullaires de renforce* d« l» ▼oûle rabaUoe. « Corne inférieure du yen-
. . Al 1 r • tricnle latéral, am Corne d'Amroon cp. Corne pos-
ment, qui se mêlent aux tais- i^rieure du rentricule latéral, rit Ergot de Morand
ceaux des pédoncules céré- (Vogeikiane).
braux, passant au-dessous d'elles, en avant et en dehors. Des noyaux ganglionnaires volumineux sont disséminés dans ces rayonnements tenninaux du pédoncule cérébral, à la circonférence antérieure et extérieure de la couche optique. Grâce à ces noyaux ganglionnaires, le plancher du ventricule latéral s'élève en forme d'énorme tubercule.
qui embrasse en avant et au dehors la couche optique. Ce tubercule est le corps strié (s t Fig. 33 et 34). Son extrémité sphéroîdale, située avant la couche optique, est la tête du corps strié ; la portion, plus effilée, qui entoure la circonférence extérieure de la couche optique, se nomme la queue (Schweif). La surface de ce corps, qui remplit, avec la couche optique, tout le plancher des ventricules latéraux, est couverte d'une couche assez épaisse de substance grise; mais.
Fig. 35. Coape tranirenale da cerveaa de Thomme. Vue prise en arrière, deuinée en partie d'après Reichert. La portion sapérienre da toit de l'hémisphère est sapprimée. Da côté gaache, la seetioa est faite dans la direction a» à droite dans la direction P de la ûg. 32. A gaaehe, la section passe donc par la commissare médiane et l'hypophyse ; à droite, elle ta plas en arrière, à travers la partie postérieare de la couche optique et le tabercnle mamiliaire. M Corps calleux, fx Voûte, ea Corne antérieure du rentricaie latéral, tt Noyau du corps strié (noyas caudé). ik Noyaux des couehes optiques. (On distingue un noyau externe, un noyau interne, limitant le troisième rentricule, et un noyau supérieur.) cm Commissure moyenne. K Opercule de la fosse de SylTins. J Lobe de l'insula. m Irradiations de la couronne de Reil. Ik Noyaa lenticulaire. (A ganehe, on Toit les trois fractioas du noyau lenticulaire.) el ATant-mur. Entre cl et le noyau lenticulaire se trouve la capsule externe de ce dernier noyau, mk Noyau de l'amygdale, ci Corne inférieure du ventricule latéral, am Section transfersale de la corne d'Ammon. // Nerf optique, t Infundibnium et hypophyse. /"Pied da pédoncule cérébral, sn Substance noire, ht Calotte avec le noyau rouge, fh Fente dans la corne postérieure du Teotricul» latéral ; elle permet à un prolongement Tasculaire de pénétrer dans ce dernier (fissura bippoeampi).
toute la surface de la couche optique, qui fait saillie dans les ventricules latéraux, est revêtue d'un surtout blanc médullaire. La limite, qui sépare la couche optique et le corps strié, est marquée par une bande médullaire étroite : la strie terminale (stria cornea, Grenzstreif, s c Fig. 34) • Les noyaux ganglionnaires du corps strié donnent naissance, chez les mammifères, à trois agglomérations, qui présentent une configuration caractéristique. L'une d'elles adhère
directement au reyétement. gris du corps strié et s'appelle le noyau caudé (s t Fig. 36), parce qu'elle correspond à la configuration arquée, que présente ce tubercule à la périphérie de la couche optique. Ce noyau caudé, avec les masses médullaires qui commencent à se former au-dessous de lui, constitue le corps strié, pris au sens restreint. Un second noyau très-considérable, le noyau lenticulaire (l k)y siège en dehors du précèdent. Sa section verticale offre un kiangle : la pointe en est tournée vers le bord interne du corps strié, et la base s'étend an-dehors dans la moelle des hémisphères. La substance grise du noyau lenticulaire est séparée par la moelle intermédiaire en trois parties : deux externes rubanées et une interne triangulaire. En dehors du noyau lenticulaire, se trouve le troisième noyau du corps strié, sorte de strie étroite, également rubanée, qui embrasse la troisième portion du noyau lenticulaire : c'est le noyau tceniforme, ou bien^ à cause de son voisinage de la surface cérébrale, Vavant-fnur (Vormauer, claustrum) (c l) ; en bas de Tavant-mur, près de l'écorce de la base du cerveau, apparaît enfin un autre petit noyau, Vamygdale (m k) (1). Dans ces noyaux ganglionnaires des hémisphères pénètrent la plupart des fibres des pédoncules cérébraux, qui viennent d'en bas ; seulement, quelques unes semblent passer plus loin sous le corps strié, sans toucher ses masses giîses. De ces noyaux ganglionnaires partent alors de nouveaux faisceaux de moelle qui, prenant les directions les plus variées, rayonnent dans toute la circonférence du corps strié, vers récorce cérébrale. Ce dernier segment, décrit par le grand trajet des filets longitudinaux, qui commence avec les cordons de la moelle épinîère et se continue dans les cordons de la moelle allongée, pour cuustituer les faisceaux des pédoncules cérébraux, est la couronne radiée ou rayonnante de Reil (corona radiata, m). Son groupement est essentiellement déterminé par les rapports, que nous avons étudiés précédemment et [qui sont la base de développement des ventricules latéraux. Tandis que les prolongements des vaisseaux, qui ont pénétré dans ces ventricules, recouvrent le plancher^ les fibres médullaires de la couronne de Reil, qui rayonnent au loin et sont la continuation du pédoncule cérébral, doivent se courber en arc et embrasser à leur périphérie les prolongements des vaisseaux, afin d'arriver à l'écorce.
1. Beaucoup d^anatomistes désignent, comme corps etrié, seulement le noyau caudé ; ils n'y comprennent donc pas le noyau lenticulaire. D'après la forme de leurs cellules, Tavant-mur et l'amygdale ne deTraient pas être considérés, comme dee noyaux ganglionnaires proprement dits ; ils seraient, probablement, des par-
' lullaire intermédiaire.
Uee corticales^ séparées de l'écorce par une couche médulli
Le cerveau antérieur préaente un dernier segment : les deux bulbes olfactifs ou les circonvolutions olfactives. Chez la plupart des poissons, ces bulbes sont gros : ils surpassent ou égalent souvent la circonférence de tout le reste du cerveau antérieur ; dans les classes supérieures des vertébrés, surtout des oiseaux, leur volume se réduit davantage ; mais, de nouveau, chez les mammifères inférieurs, leur grosseur est relativement considérable. (Comparer Fig. 17, 18, 28 et 33.) Alors, ils forment des circonvolutions particulières, qui émergent de la base du cerveau et dépassent plus ou moins, en avant, la portion frontale du cerveau antérieur. L'intérieur des circonvolutions olfactives renferme une cavité, qui communique avec les ventricules latéraux. Dans quelques ordres de mammifères, principalement de cétacés, et, à un moindre degré, chez les singes et l'homme, ces parties cérébrales sont rudimentaires, rapetissées au-dessous du cerveau frontal ; ce sont des productions claviformes qui, vers le milieu de la base du cerveau, tiennent à un maigre pédicule, à {2l strie olfactive (Fig. 31). La surface, qui sert ici d'origine à la strie olfactive, est le champ olfactif (Riechfeld) ; ou bien, sa structure cribriforme, qui résulte de la pénétration de petits vaisseaux, lui a fait donner le nom de plaque perforée antérieure (lamina perforata anterior, ^ p Fig 26 et 31).
Quand le cerveau antérieur acquiert un développement plus parfait, ses cavités intérieures ou les deux ventricules latéraux éprouvent des transformations importantes, par suite de l'accroissement de la masse des hémisphères, qui les couvre, ou de la présence de formations particulières, qui font saillie dans ses cavités. Puisque la vésicule des hémisphères, en recouvrant, comme d'une voûte, les cerveaux intermédiaire et moyen, se recourbe (flg. 22) simultanément en bas, avec son segment situé derrière la fosse de Sylvius, le ventricule latéral des mammifères possède deux prolongements ou cornes (cornua ventriculi lateralis) : Tune, antérieure, à paroi externe voûtée et l'autre, inférieure, dont l'extrémité se termine en pointe. En même temps que le cerveau-mère a été enveloppé par la vésicule des hémisphères (comme nous l'avons vu page 46), la fente de Monro ou l'ouverture primitive de communication de cette vésicule avec le troisième ventricule a suivi tout le mouvement de croissance de l'hémisphère. Pendant qu'elle s'infléchit , également autour du tronc cérébral, d'abord en arrière et, ensuite, en bas, son extrémité, primitivement supérieure, coïncide avec la pointe de la corne inférieure. La partie de la fente, qui tombe de cette manière
sar la paroi antérieure de la corne inférieure, forme une fissure, laquelle 66t fermée par un prolongement de la membrane vasculaire du cerveau, qui pénètre dans la corne inférieure {f h Fig. 36) (1). La fente primitive de Honro reste donc ouverte à son début et à sa terminaison ; son milieu est obturé par des filets médullaires, qui appar* tiennent aux parties de la voûte et du corps calleux, que nous allons étudier en détail.
Dans le cerveau des primates (de Thomme et du singe), cette configuration des ventricules latéraux offire encore une particularité, qui se rattache au développement plus énergique de la portion occipitale des hémisphères. La paroi externe du ventricule latéral croissant fortement en arrière, avant de s'infléchir en bas, le ventricule se prolonge dans la môme direction : à part les cornes supérieure et inférieure, il se produit ainsi une corne postérieure (cp Fig. 36). Comme
FiG. 36. Ventrienle latéral droit do cerveaa hamain, tq par son côté médian, ca Cornes antérienre ; ep postérieure ; ci inférleare. tp Tapis da corps calleax. (Poor le reste, Toir la fig. 30, page 6«).
l'indique la forme extérieure du cerveau occipital, Taccroissement, qui était concentré en arrière, s'arrête et décrit brusquement un angle, pour se continuer en avant et en bas. Ce mouvement est bien exprimé par la forme de la corne postérieure, car celle-ci s'allonge beaucoup plus, que la corne inférieure et finit par une pointe aiguë. La corne
l Cette Assure est la Bssura hippocampi, dont nous parlerons encore tout 4 rbeure.
postérieure des singes est plus petite, que celle de Thomme. Les autres mammifères» les cétacés, par exemple, dotés d'hémisphères plus considérables, n'offirent, que des vestiges ou des ébauches de cet organe.