‹ Eléments de psychologie physiologiqueChapitre 38 sur 204 · VOUTE ET SYSTÈME DES COMMISSURES · texte numérisé non relu

VOUTE ET SYSTÈME DES COMMISSURES

se séparer du reste de Fécorce ; car, le tœnia tecta s'étale entre les deux. En cet endroit, Técorce cérébrale est donc tapissée d'une couche blanche médullaire, et celle ci est de nouveau revêtue d'écorce grise; ces couches, les plus superficielles, qui proviennent du tœnm lecta et du fasciola cinerea sont ainsi localement limitées, puisqu'elles recouvrent seulement legyrus hippocampi et, même, d'une façon incomplète. Toutes deux se comportent différemment dans leur parcours. La moelle du tœnia tecta se répand sur l'écorce tout entière du pyrus hippocampi, comme une couche perforée, réticulaire, très-mince; cette sorte de stratum réticulaire du gyrus hippocampi constitue Tunique expansion de moelle blanche à la surface corticale des hémisphères (s r fig. 41, H i\g. 31). r^e fasciola cinerea garde son aspect rubané ; il ne tapisse pas toute l'irradiation médullaire du tœnia tecta, mais seulement le point qui se trouve dans le sillon, limitant en dedans le gyrus hippocampi ; la configuration extérieure, qu'il présente en cet endroit de son trajet, lui a fait donner le nom de fascia dentata (fd û^. 41). Ce sillon, qui borne en dedans le gyrus hippocampi, s'avance en saillie dans la corne inférieure du ventricule latéral, sous forme de corne d'Ammon. Le développement de cette corne, à laquelle contribuent, comme nous l'avons dit plus haut, les fibres de la voûte et du rorps ^' calleux, est ainsi complété par la part, qu'y prennent les divers segments de la circonvolution ar(|uée. La p'aque médullaire, qui couvre la suiface du ventricule de la corne d'Ammon, est formée par les ""'«• ^2. (>>np« transTerwi* d« u rir-

^ * convotiiiinn (1 Ammon el «le iin'orne

filets de la voûte et du corps calleux dAmmon. rhpz l'homme, ci Come

(fig. 42). Par conséquent, la première t:::';J!r,:Z::Z:::^^. couche grise est l'écorce du gyrus hippo- h i.obe iriiipporampp oa rironrocampi (r); en dehors d elle, se présente, réuruiaire biancUe. (/Couche crise

comme deuxième couche médullaire, le eu. mo Je la corne dAmmon fascia

dcnlala). a/ Snrioiil blanc interne prolongement du tœnia tecta ou la SUb- de la como dAmmon, prolongement

«lance r^iculaire (U), répandue sur l'é- f::::,:;:''^:";'!':'^::! f«S corce du gyrus hippocamp»; et après,

Ton voit enfin une deuxième couehe grise, le fascia dentata ou la continuation du fasciola cinerea (fd). Ce dernier ne s'étend, comme il a été dit, que dans le sillon correspondant à la corne d'Ammon. Dans ce sillon, la couche de substance réticulaire trouve en même temps sa

86 DliVFLOPPEMENT DES CENTRES NERVEUX.

limite interne, au point où le leuillet gris du.fascîa dentata est en connexion avec Técorce da gyrus hippocampi ; et alors, les deux couches grises, qui remplissent la corne d'Ammon, passent Tune dans l'autre. Justement, à Pendroit ob s'opère ce passage, le surtout médullaire interne de la corne d^Amraon se termine par un rebord libre et rabattu, le corpfi frangé (flmbria fi) (i).

Dans le cours de son évolution, le cerveau organise successivement les diverses parties, que nous venons d'étudier. Mais sa configuration extérieure éprouve des modifications, qui aboutissent à des tormations toujours plus compliquées, et dont le résultat final dépend, soit du degré de développement, atteint par le cerveau, soit de l'accroissement relatif des diverses parties, qui le composent. Chez les vertébrés les plus inférieurs, il s'écarle peu de cette forme embryonnaire, si simple, qui apparaît avec la séparation de la vésicule primitive cérébrale en ses cinq divisions. Presque toutes les variétés de forme tiennent alors à la grosseur relative de ces divisions et subissent, en outre, l'influence occasionnée par le développement des bulbes olfactifs, qui émanent du cerveau antérieur. On remarque, déjà, une configuration bien plus complexe, dès que les formations du manteau commencent à envelopper le tronc cérébral. Le recouvrement des lobi optici et du cervelet par les hémisphères du cerveau, celui de la moelle allongée par le cervelet, le degré de courbure de la tête engendrent de nouvelles particularités de forme, auxquelles s'associent la configuration extérieure des hémisphères, le développement ou l'absence des parties latérales du cervelet, la présence, qui s'y rattache, de certains tissus nucléaires, tels que les olives sur la moelle allongée et l'évolution d'un pont de Yarole. Sur

i. Si Ton compare, par conséquent, la corae d*Ammon avec la deuxième éminence du ventricule laléral, sur laquelle s'étendent les filets de la voûte, avec Ter^ot de Morand dans la corne postérieure (pa^e 78), ces deux formations sont analosues. Car, elles proviennent des plissements de la surface cérébrale, qui apparaissent au dehors comme des sillons, en dedans comme des éminences ; et le revêtement médullaire de ces éminences est constitué par les filets de la voûte et du corps calleux. Tandis que Tersrot de Morand, ainsi réduit, ne se compose que de deux couches, Tune interne, blanche et l'autre externe, grise, dans la corne •VAmmon la dépression, formée par le plissement de la surface cérébrale, est comblée par le prolongement du tœnia tecta et.du fascia dentata: il y a alors quatre couches, deux blanches et deux grimes.

tons les cerveaux des mammifères, le point, où l'hémisphère du cer- Teau repose primitivement sur le tronc cérébral, est marqué par la fosse de Sylvius (page 53, flg. 22). Par suile de leur accroissement, les bords de celte fosse arrivent à la rencontre l'un de l'autre ; c'est pourquoi, cette fosse se convertit, chez tous les mammifères supérieurs, en une fente profonde ou scissure de Sylvius. Celle-ci est ordinairement oblique d'arrière en avant et de haut en bas ; sa direction s'écarte davantage de la verticale, à mesure que le cerveau occipital se développe plus fortement et recouvre les parties situées en arrière (flg. 43).

FiG. 13. Vae latérale d'un cerTf«a de chien. Mo Moëllo alioogée. C Cer?elet. S Fente de Sylrios. ob Lobe olfacUr. Gf Gyrns fornicafcas, derrière le lobe olfactir et allant à la sorfaee da eerrean. H Circontolallon d'Ammon (lobas hippocampi). o Nerfoptlqae. /. //. ///. Première, denxième et troisième clreontolntions typiques da cerreau des carniTores.

Dans Tordre le plus élevé des mammifères, chez les primates^ cette scissure présente une configuration particulière. Déjà, au début de la vie embryonnaire de ces animaux, la fosse, qui résulte de l'enveloppement du cerveau-mère par les hémisphères, ressemble, par suite du développement simultané des cerveaux frontal et occipital, presque à un triangle, à base tournée en haut. La fosse se ferme, parce que ses bords la recouvrent en avant, en haut et en arrière : c'est alors une fente, qui se bifurque (S fig. 44), avec une branche antérieure et une branche postérieure (Si et s^) (comparer fig. 47). La portion d'hémisphère (K)* placée entre les deux fourches de la fente et recouvrant en haut la fosse primitive, s'appelle Yopercule. En refoulant l'opercule, on voit, que le plancher de la fosse de Sylvius, situé au-dessous de lui, est voûté ; et, comme le reste de la surface de l'hémisphère, il est divisé, par des sillons, en un certain nombre de circonvolutions. Le segment cérébral, qui est ainsi isolé et dissimulé à

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cause de sa situation spéciale, se nomme le lobe caché ou Vinsula de Reil (ûg. 35, /, page 74). On utilise généralement les deux branches de la scissure de Sylvius, pour séparer en diverses régions les hémisphères du cerveau des primates. La partie, située en avant de la branche antérieure, est le lobe frontal (F fig. 44) ; l'espace, compris

Fin. 44. Cerveau dua fœtos humain de sppt mois, tq par sa face latérale. Mo Noëlle allooj^éf C Cervelet. S Fente de SylTîos ; «i sa branche anlérieare; «a posiérieore. K Opercule. H Scissure de Rolando. F Lobes frontal ; P pariétal ; 0 occipital ; 7 temporal.

entre les deux branches, le lobe pariétal (P) ; la région, placée derrière la scissure de Sylvius, le lobe occipital (0) ; et la portion cérébrale, au-dessous de la précédente, le lobe temporal {T). Â la convexité du cerveau, ces lobes passent, sans limites précises^ de Tun à Tautre.

La scissure de Sylvius sépare toute la surface extérieure des hémisphères en plusieurs segments ; de même, quelques parties du cerveau sont séparées de leur entourage par des sillons ou des fissures. Ainsi, le traclus de filets longitudinaux ou le gyrus fornicatus, passant d^avant en arrière au-dessus du corps calleux et, ensuite, autour du bourrelet de ce dernier, pour se rendre à la face inférieure du cerveau, se révèle ordinairement par des sillons, qui isolent ce tractus des parties environnantes (fig. 37 G f). On voit, principalement à la surface médiane de Fhémisphère de tous les mammifères, le rebord, que forme le recouvrement de la partie interne du gyrus fornicatus, en se renversant dans la corne inférieure du ventricule latéral (fissura hippocampi fig. 35 /* A) ; chez la plupart de ces animaux, le gyrus fornicatus, durant son trajet au-dessus du corps calleux, est encore limité en haut par un

DÉVELOPPEMENT DE LA FORME EXTÉiUEURË DU CERVEAU. 89

sillon longitudinal (sutcus caltoso-marginalis C fig. 37). Également, à la base du cerveau antérieur, le bulbe olfactif ou la circonvolution olfactive est presque toujours isolée au*dedans et au-dehors par des sillons (sulcus enlo-et ectorhinalis), qui, d'ailleurs, sur le cerveau humain, se réunissent, pour n'en former qu'un seul (s r fig. 31). Toutes ces fentes et sillons ont donc pour origine, soit l'accroissement des hémisphères autour de leur point d'attache au cerveau intermédiaire (fissura Sylvi), soit l'oblitération de la fente externe de la corne inférieure (fissura hippocampi), ou bien, le trajet de certains faisceaux médullaires, qui se montrent à la face médiane et inférieure des hémisphères (fissura calloso-marginalis, ento-et ectorhinalis). Comme les rapports fondamentaux de structure sont spéciaux à tous les mammifères, dès que ces dépressions apparaissent, leur présence est ordinairement constante. D'autres sillons, qui donnent au manteau cérébral des mammifères supérieurs un aspect diversement plissé, offrent moins d'uniformité. Ces sillons divisent la surface du cervelet et du cerveau en nombreuses circonvolutions (gyri). Celles-ci forment sur le cervelet des bandes délicates, dirigées, la plupart du temps, transversalement, mais perpendiculairement au noyau médullaire, etsont disposées, on général, d'une façon régulière. Or, toutes les fois que, sur le cerveau, les circonvolutions ressemblent, en quelque sorte, aux circonvolutions intestinales, elles ne paraissent pas suivre rigoureusement une loi déterminée. Tous ces plissements de la surface cérébrale ont, évidemment, pour origine commune, les divers rapports d'accroissement de récorce du cerveau et de Tirradiation médullaire, qui la pénètre. Si récorce, avec la couche médullaire, qu'elle recouvre directement, croit relativement avec plus de rapidité, que la partie plus centrale de Firradiation médullaire, la surface cérébrale sera disposée sous forme de plis, puisqu'elle se déroule d'une façon analogue à un ruban, tourné dans le sens opposé de la bande, autour de laquelle il est enroulé. L'axe d'enroulement, pour les plissements de la surfafîe cérébrale, sera donc une ligue qui, passant dans la direction des plis, traversera le noyau médullaire ; autour de cette ligne, on devrait enrouler le manteau cérébral, pour que sa surface inégale se convertisse en une surface unie. Si les plis cheminent dans une direction différente, il faudra nécessairement admettre plusieurs axes, autour desquels le manteau cérébral devrait être enroulé successivement, si l'on veut, qu'il soit uni.

Le pUsse^nent de la surface du cervelet offre la configuration la plus

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simple, chez les oiseaux, dont le cervelet n'a point de parties latérales; aussi, vu d'en haut, cet organe ressemble-t-il à une formation impaire, sphéroldale ou ovalaire. Sa surface est disposée en plis transversaux, presque circulaires ou elliptiques, coupés par un axe transversal, passant au centre d'une sphère ou d'un ovoïde. Cet axe est donc, dans ce cas, l'axe commun d'enroulement de tous les plis, qu'on voit à la surface (fig. 28, page 64). Si l'on pratique, sur le cervelet, une coupe perpendiculaire à la direction de cet axe, on voit, que la profondeur des sillons, qui séparent les diverses éminences, est variable, puisque un groupe de deux ou trois bandes, ou rubans, écartées Tune de l'autre par des sillons superficiels, est isolé de son entourage par des sillons bien plus accusés (fig. 20 B, page 48). Chez les mammifères, le plissement est très-complexe : un grand nombre d'éminences, en forme de bandes, constituent, par leur ensemble, un groupe séparé par des sillons profonds; souvent, plusieurs de ces groupes, limités par des scissures isolantes, ofl^rent l'aspect de lobes volumineux. De cette manière, la plupart des circonvolutions se trouvent au fond des grands plis ; et, seules, les lamelles terminales apparaissent à la surface. Des coupes anatomiques nous montrent cet arbre chargé de rameaux, de feuilles et nommé par les anciens Yarbre de vie (fig. 37 W). D'ailleurs, à part la portion médiane ou le vermis, des moitiés latérales symétriques et considérables font saillie. Lorsque, chez l'homme, par exemple, ces moitiés latérales présentent des circonvolutions, disposées d'une façon relativement régulière, celles-ci sont particulièrement dirigées dans le sens transversal. Cependant, vers le bord antérieur et postérieur, les circonvolutions abandonnent cette direction et se convertissent graduellement en arcs obliques et même longitudinaux, qui convergent vers ce point, où les parties latérales reposent sur le vermis (fig. 29, page 65). Chez beaucoup de mammifères, surtout dans les parties latérales, le trajet des plissements, qui ne suivent plus une règle déterminée, offre de grandes déviations ; celles-ci s'observent particulièrement sur les cervelets, très-riches en circonvolutions. Même le cervelet de l'homme a quelques-unes de ses régions (1), isolées par de fortes scissures, et où le cours des circonvolutions s'écarte, plus ou moins, de la

1. Nous mentionnerons particulièrement le fïoccuhis ou lobule du pnenmoîrnstrinue (/"/flff. 31), petite excroissance penniforme, située au bor«l postérieur du pédoncule du pont de Varole et la tonsilh, (to fif. 3i), bourrelet ovoïde, recouvrant la mo(»lle allongée et pincé entre le vermis inférieur et les parties latérales.

règle générale. Cette conduite dépend probablement des rapports spé* eiauXy qui sont inhérents au trajet des fibres et qui modifient la loi générale d'accroissement. Néanmoins, la configuration de la surface est compliquée; car, comme pour les ramifications de Tarbre de vie, nous pouvons distinguer des plis de premier, de deuxième et, même, de troisième ordre (fig. 37).

Seule^ la classe la plus élevée des vertébrés a la surface du cerveau^ augmentée par des plissements. Les sillons, les circonvolutions, déjà cités (fente de Sylvius, sillon dliippocampe, etc.), appartiennent encore aux ordres les plus inférieurs des mammifères, mais n'ont pas, pour originoy les mêmes causes, que les autres formations de plis. Dès leur apparition, les plissements suivent, depuis les mammifères jusqu'aux primates, essentiellement la même règle. Tous les sillons et circonvolutions, qui s'étendent vers la limite postérieure du cerveau, cheminent d'avant en arrière, ont par conséquent une direction presque longitudinale ; souvent, ils sont en même temps recourbés en arc, autour de la scissure de Sylvius. (Comparer fig. 43, page 87, /, JT, ///.) Comme les hémisphères recouvrent d'avant en arrière le tronc cérébral, de mémo, sur une partie de leur surface, les circonvolutions sont dirigées d'avant en arrière et simultanément infléchies, autour du point d*attache au cerveau intermédiaire, dans le même sens, où se produit l'enveloppement. Le degré de cette incurvation est déterminé par la profondeur et l'extension de la fosse ou scissure de Sylvius. Le nombre (les plis longitudinaux, que nous avons ainsi remarqués à la surface (lu cerveau» varie ordinairement entre deu^ei cinq. Souvent, quelques plis, en un certain endroit de leur parcours, s'anastomosent avec un pli voisin ; très-fréquemment, ils s'adjoignent des plis secondaires, moins accusés, qui croisent la première direction. De cette manière, prennent naissance des entrelacements irréguliers, qui masquent plus ou moins cette loi de leur parcours. Tout autre est la formation des plis à la partie antérieure du cerveau. Un peu en avant de la scissure de Sylvius, le tractus longitudinal de la circonvolution se convertit, graduellement ou brusquement, en tractus presque transversal; et, en même temps, les sillons transversaux, qui apparaissent, présentent souvent, vers la scissure de Sylvius, une forme rayonnée (fig. 45, série supérieure). Ce développement de sillons, à la partie antérieure du cerveau, tient à ce que, chez tous les mammifères, à l'exception des cétacés et des primates, par conséquent de ces ordres, où les circonvolutions olfactives sont plus ou moins rudimentaires,lactr-

DÉVELOPPEMENT DES CENTRES NKnVEUX.

convolution arquée se montre à là surface de la partie antérieure du cerveau. En cet endroit, un sillon transversal ou oblique la sépare des circonvolutions, placées en arrière ; en avant, elle se rend directement

FiG 45. Cf^rveanx de divers miminirèm, ms par eo hnot. Rsqnisse destinée à montrer le Ira'fi des silloDS. (Le cf>rveau n^ t) est dpssiné J*après Gralinlei; et les antres cervelas, d'nnres natore.) 1 Chien (Vs «le itrandeur nmorHIe). i Ve«u (*/>)• S Biebis(2'j,). 4 Voie (Vn). 5 Daophin (V?)** 6 Ccrro|iUhei*as sabœus (V:>)> 7 Cliimpanzi^ (^/}) La séiie siipêripnre donne le type habituel des plissemmis. et l'inlérieure. (réiarês et primates), no ty|i« diiïéreal. Df-4, a désigne la limite approximative, i partir de la^oelle dnmin»; ea avant U dinclion tmn- •versale d«s plis, H en arrière, leor direction lonKitiidina'e. ù Circonvolutions arquée ; r olfactive. Dans le c^rveao n® 5, la direction longitudinale des plis régne sur tonte la sarface; mais, à la partie ocripitale, d»'S pli» secondaires impriment ans sillons nne diAiiosilion rêticulée. Dans les cerveaux nO' 6 et 7, r (la fvnte de Holando) marque la limite, d'où prélomine en avant la direction longitodmale des plis, et, en arrière, lenr direction transversale, k' Portion de la circonvolution arquée (coin et avant-coin) allant k la surface cérébrale.

dans la circonvolution olfactive, dont elle est isolée par un sillon transversal, qui très souvent est plus superficiel (fig. 43, Gf). Le point, où apparaît la circonvolution arquée, se trouve parfois très-rapproché de la limite antérieure du cerveau : chez les carnivores, cette circonvolu-

BÉVELOPPEBIBNT DE LA rORME EXTÉRIEURE DD CERVEAU. 93

tionestsi fortement développée en largeur, qu'elle occupe entièrement, avec l'olfactive, la place correspondanle au cerveau frontal. Dans d'autres cas, ce point est situé plus en arrière ; alors, la partie libre de la circonvolution arquée est ordinairement plus développée en longueur, qu'en largeur ; c^est pourquoi, elle remplit seulement un espace étroit, situéàcôlé de la portion antérieure de la scissure longitudinale. Les plis, provenant de la présence des circonvolutions arquée et olfactive, sont dirigés transversalement ; mais, les autres sillons, qui s'étendent sur cette partie antérieure du cerveau, cheminent également dans le sens transversal. Alors, les mêmes plis, qui à la surface occipitale possèdent une direction longitudinale, peuvent s'infléchir en avant dans le sens transversal; ou bien, les sillons longitudinaux peuvent être brusquement interrompus et remplacés par des sillons transverses. Un exemple frappant (lig. 45, /), appartenant au premier type, nous est otTcrt par le cerveau des carnivores, qui se dislingue par la r^ularité symétrique de ses circonvolutions. La plupart des autres cerveaux des mammifères, qui sont plus riches en circonvolutions, suivent le deuxième type; d'ailleurs, quelques sillons longitudinaux se prolongent souvent dans les sillons tranverses. Très* fréquemment, deux sillons principaux, parfaitement indépendants ou passant en arrière dans les sillons longitudinaux, parcourent transversalement la partie frontale du cerveau ; il faut encore y ajouter le sillon postérieur, limitatif de la circonvolution arquée, ainsi que le sillon placé entre les circonvolutions arquée et olfactive. C'est pourquoi, le nombre total des sillons transverses antérieurs atteint souvent le chiffre de quatre (flg. 45, s et 4).

Les plis longitudinaux et transverses ne sont visibles, ordinairement, qu'à la face supérieure et exterue des hémisphères. La base du cerveau est entièrement occupée par les sillons et circonvolutions, dont nous avons déjà parlé, à savoir, en avant par la circonvolution olfactive, en arrière par le lobe d'hippocampe (tig. 43, o6, f/) ; on y aperçoit encore une bordure mince, qui appartient aux circonvolutions les plus extérieures de la surface cérébrale. Une coupe médiane montre, que lasurface de la plupart des cerveaux est complètement recouverte par la circonvolution arquée et ses prolongements : en airière dans le lobe d'hippocampe, en avant dans la circonvolution olfactive. Lorsque ces formations sont bien moins accusées, comme dans le cerveau des cétacés, du singe et de rhomme» les tractus de circonvolution de la surface apparaissent encore partiellement. Sous d'autres rapports, oescer-

veaux présentent des déviations importantes de la loi générale, qui préside au sillonnement du cerveau des mammifères. Chez les cétacés, oii les organes périphériques et centraux d'olfaction sont absolument rudimentaires, la circonvolution arquée est cachée dans la profondeur ; et» habituellement, la circonvolution olfactive n'existe pas. Dans toute la longueur du cerveau extraordinairement développé en largeur, les sillons principaux ont une direction longitudinale d'avant en arrière, comme c'est le cas pour les autres mammifères, seulement à leur partie occipitale. Cette direction est très-nettement accusée, près de la scissure longitudinale ; plus en dehors, de nombreux sillons secondaires, transverses et obliques, atteignent souvent une profondeur égale : ce qui donne lien k une formation do plis rt^ticulairos (:, flg. 15) (I).

FiG. 46. Goape médiane d'un cerreaa de cbîen. Hémisphère gauche. Gf Gyras foroicatas ; k ta paitie aDiérieure allant à la snrface. ol Circonvolalion olfacliTe. // Circonvolution d'Ammon. bk Corps calleux, fx Voûte, cû Commissure antérieure.

Le sillonnement du cerveau des primates suit une loi commune de développement, qui difière de celle des autres mammifères : la circonvolution olfactive, qui s'y trouve absolument réduite à un bulbe olfactif, reste cachée à la base du cerveau. La circonvolution arquée apparaît à la surface, non de la partie frontale, mais occipitale du cerveau (tig. 45, 7 et e ^O- Ici, le gyrus fornicatus, en se renversant autour du bourrelet du corps calleux, pour se convertir en lobe d'hippocampe, envoie à la surface un prolongement, qui, par sa division, constitue deux lobules, nommés le coin et Vavant-coin (cuneus et prœcuneus. Pr, Cn fjg. 47). Ce prolongement apparaît à la surface, sous forme

i. Leuret et Grntiolet, Anatotnie comparée du système nerveux, t. 1, p. 369. — Pansch, in Morphologisches Jahrbuch, de Gepenbaur, vol.V, p.lDS.— Meynert, Archh' f» Psychiatrie VII, p. 257.

d'îlot; car, en avant et en arrière, il est entouré d'autres circonvolutions, dont le coin et Tavant-coin sont souvent isolés par des sillons transverses. De même, le coin et l'avant-coin sont séparés l'un de l'autre par un profond sillon transversal ou sillon occipital perpendiculaire (0). Le plissement affecte un sens transversal analogue, sur toute la partie occipitale du cerveau, depuis le point corraspondant au pédicule de la scissure de Syl vins jusqu'à la limite occipitale. En avant, le sillon principal, à direction transversale de haut en bas, est la scissure de Rolando ou le sillon central (R fig. 48). En avant et en

FiG. Al. Coope médiane d'uo cerveaa de singe (Macaque). Hémisphère gaache, d'après 6raliolet. G f, ol. H, bky fx^ ea, comme dans la figure précédente. Pr A?ant-eoin. C» Coin. 0 SilloD occipital perpendiculaire ; O' borisontal.

arrière d'elle, le cerveau de l'homme et des singes supérieurs (fig. 45, 7) offre un pli transversal ou les circonvolutions centrales antérieure et postérieure (FC, HC fig. 48). Toutes deux sont isolées de leur entourage par des sillons transverses, plus courts : la première est séparée des circonvolutions frontales, et l'autre, de l'avant-coin. Enfin, à la limite postérieure du cerveau occipital se montre un dernier sillon transverse, très-profond ou sillon occipital horizontal. Il s'enfonce entre le coin et les circonvolutions, qui descendent vers la base du cerveau (0')* Ou compte donc, en tout, à la surface du cerveau occipital, cinq sillons iransverses, plus ou moins profonds, dont trois appartiennent aux pro' longements de la circonvolution arquée et de sa circonscription. Mais, à la partie frontale et temporale du cerveau, par conséquent en avant (le la branche ascendante et en arrière de la branche horizontale de la scisâure sylvienne, le trajet des sillons et circonvolutions est généra-

lement loDgiladinal; ils se courbent simultanément en arc autour du pédicule de la scissure de Sylvius. Sur les parties frontale et temporale du cerveau, on peut distinguer trois de ces plis longitudinaux : ils constituent les trois circonvolutions frontales et les trois circonvolutions temporales (F* — F\ T' — T'), qui sont entièrement visibles, même à la base du cerveau (fig. 31, p. 68). Au point, où la partie occipitale passe dans la partie temporale, les plis prennent une direction intermédiaire au cours transversal et longitudinal. Ainsi, les drconr-

of

FiG. 48. Silloni et circoavolniions. sor le rùtê gaaebe da e^rveaa hainain. S Scissare de Syhiiii ; <i ta branche aDiérieore, t^ postérieure. F* Première ; F' seconde ; F^ Iroitième circoDTolntions frootal^. VC CimooTolations ceotrales antërieare ; UC postérienre. H Scissore de Rolaodo on sillon ceolral. 7' Première ; T^ secood» ; r^ troisième cIrronTolations pariélalfs. P| Première ; P^ seconde ; Pg troisième ciiconrolotions arquées pariétales. Pr Arani-coia. Cn Coin. 0 Sillon occipital perpendiculaire ; O' horisontal.

volutions arquées pariétales (P* — P^) opèrent graduellement un passage de l'une à l'autre direction; il n'en est pas de même à la portion frontale, oii les trois circonvolutions Tronlales sont brusquement interrompues par la circonvolution centraleantérieure, qui leur est perpendiculaire. Le cerveau des primates, comme celui des autres mammifères, présente donc des plis transversaux et longitudinaux. Voici ce qui les distingue : chez les primates, les sillons transversaux se montrent à la portion occipitale, et les longitudinaux à la portion Frontale; chez les autres mammifères, c'est l'inverse. Des différences analogues existent dans le trajet delà circonvolution arquée. Celle-ci apparaît.

chez les primates, à la partie postérieure delà surface, et chez les autres mammifères, à la partie antérieure ; c'est ce que Ton voit très nettement, en comparant une coupe médiane du cerveau des primates à celle du môme organe des autres mammifères (flg. 46 et 47). Ces dissemblances dépendent probablement de la loi différente, qui préside à Taccroissement des deux formes de cerveaux. Pendant son développement, le cerveau de la plupart des mammifères ccoit plus fortement en largeur à sa partie occipitale, et la portion frontale reste grêle ; il acquiert donc, très-souvent, une configuration, qui, en avant, se termine en pointe (Compar. la première série de la fig. 45). Dans le cerveau des primates, au contraire, l'accroissement en longueur domine à la r^on occipitale ; à la région frontale, c'est l'accroissement en largeur. Cet organe prend ainsi la forme d'un ovoïde, dont les moitiés se touchent étroitemeut en avant ; tandis que béantes en arrière, elles se séparent et laissent, grâce à leur moindre hauteur, l'espace nécessaire au cervelet, qu'elles recouvrent (fig. 45, 6 et r, et flg. 49).

L'histoire de révolution nous apprend, que les sillons transverses du cerveau de rhomme et^ probablement, des primates apparaissent ordinairement les premiers. Car, d'après £cker, ils commencent déjà, au cinquième mois de la vie embryonnaire, à se développer sur la surface, préalablement lisse, du cerveau ; tandis que les premières traces des sillons longitudinaux se montrent dans le cours du septième mois yi). Sur le cerveau fœtal, on remarque quatre on cinq de ces sillons transverses., qui sont presque radiaires, relativement à la scissure de Sylvius. Le plus fort d'entre eux devient le sillon central. Chez les singes, il est moins accusé; c'est pourquoi, leur sillon occipital perpendiculaire, situé beaucoup plus en arrière et parfois appelé scissure simienne, a un développement supérieur. Le sillon occipital horizontal, qui se trouve derrière cette scissure, n'est visible sur le cerveau humain, que si l'on pratique une coupe médiane de cet organe (iig. 37 et 48, 0*). C'est lui qui, par sa saillie dans la corne postérieure, constitue le pes hippocampi minor ou ergot de Morand du cerveau des primates {v k ûfi. 38). Chez l'homme, il s'nnit à angle aigu avec le sillon occipital perpendiculaire ; dans ce cas, le conçus est un lobe^ coupé en forme de coin^ qui semble séparé de la circonvolution arquée (c n fig. 37). Le sillon occipital horizontal du singe est moins profond ; aussi, la connexion du cuneus avec la circonvolution arquée est-elle directement visible (fig. 47). Tandis que, dans la portion du cerveau des primates, située derrière le sillon central, se développent encore plusieurs forts sillons transverses, ceux-ci sont moins accusés dans la moitié antérieure. Au

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