I. Ecker, Arch. f. Anthropologie, vol. ill, p. 203 et >uiv
WuNirr. T. I. 7
contraire, les silluns longitudinaux^ et circonvolations^ qai apparaissent lors de l'évolation ultérieare de Temhryon^ se développent justement dans les régions frontale et temporale. Les trois plis longitudinaux, que Ton distingue sur le cerveau de toui les primates, constituent au front et à la tempe un tractus de circonvolution, inférieur, moyen et supérieur (ûg. 48). Ces tràctus de circonvolution ne forment pas, comme chez bien d'autres mammifères, des arcs de circonvolution connexes et embrassant circulairement la scissare de Sylvius; mais les trois circonvolutions frontales sont interrompues par la oirconvolation centrale antérieure. Seulement, la plus élevée des trois circonvolutions temporales décrit un arc solide, qui enveloppe la branche horizontale de la scissure syl vienne et s'étend jusqu'à la circonvolution centrale postérieure ; la deuxième et la troisième sont arrêtées dans leur parcours par le coin et Tavant-coin, ces lobes limités par les autres sillons radiaires du cerveau occipital (1). A la base du cerveau, la circonvolution temporale inférieure est connexe, en avant, avec l'extrémité sphéroïdale du lobe d'hippocampe ; en arrière, elle passe dans la branche externe d'un tractus de circonvolution, courbé en forme d'U, qui siège à la base du cerveau occipital et dont la branche interne débouche dans le pédicule du lobe d'hippocampe (Ofig.dl) (2). La partie antérieure de la base du cerveau est occupée par les trois circonvolutions frontales, renversées en bas ; leurs circonvolutions moyenne et inférieure passent l'une dans l'autre, au bord de la scissure de Sylvius (Fj, F, fig. 3i).
La loi, qui régit le sillonnement de la surface cérébrale, dérive, selon moi, des tensions d* accroissement, propres au cerceau et de Vinfluence, que la capsule, crânienne exerce sur cette surface. On peut invoquer la première de ces conditions, pour les sillons, qui apparaissent, dès le temps le plus primitif du développement. Pour qu'une surface, qui se plisse, augmente d'étendue, elle doit
1. Les tractus de circonvolution, dans lesquels se prolongent ainsi les trois circontolutioQs temporales à la surface du cerveau pariétal, soat la circonvolution arquée nariétale antérieure^ moyenne et postérieure de BischoCf. Cette dernière circonvolutiou pariétale (Pii Ûg. 48) se divise, vers la ii^ne médiane, en deux braacbes : Tune, sa continuation directe, passe dans le milieu du cuoeus ; et l'autre branche qui, infléchie en haut, constitue une petite circonvolution eutre le coin et Pavant-coin, est la quatrième circonvolution arquée pariétale de Bischoiï. De plus^ l'avaàt-coin et le coin sont connexes avec le pyrus fornioalus : le premier, par deux larges tractus d'union ; le second, par un tractus délicat. Ces trois jonctions ne f^ont visibles, comme le pyrus fornicatus lui-môme, que sur une coupe médiane (Hg.37). Cette section ne montre, que ces circonvolutions principales qui peuvent être vues sur la surface. Uais quelques circonvolutions secoudaires apparaissent: ainsi, la surface më liane de la circonvolution frontale inférieure (Pt) est divisée en deux segments par un sillon secondaire ; souvent, à l'extrémité antérieure, se joignent q[uelques autres sillons secondaires, qui cessent après un court trajet. Voir Gratiolet. Mémoire sur les plis cérébraux de Vhomme et des primates. Paris 1854 — Bischoff, AbhandL der bayr. Akad, d. Wissensch, vol. 10. Munich 1868 — Ecker, Die Hirntoindungen de^t Menschen, Brunswick 1869.— Ponsch, />M Furc^entiiK/ Wulsie am Grosshim des Menschen, Berlin 1879.
2. Circonvolution occipitale externe inférieure et Interne inférieure de Bischoff, lobule fusiforme et linguiforme de Huschke.
oécessâirement s'enrouler dans la direction, qui rencontrera la plus faihio ré8i9tance. Si la surface est plus énergiqoement tendue dans la direction trans-, versale, que dans la direction longitudinale, elle présentera des plis transversaux on s'enroulera autour d'un axe transversal, tout comme un papier humide, sur lequel on exerce une traction à droite et à gauche : au contraire, son plissement ou son enroulement sera longitudinal, si la tension est plus énergique dans le sens longitudinal. Le plissement, qui se produit régulièrement dans une direction, signifie, que la différence de tension de la surface était constante, pendant son accroissement; un plissement irrégulier indiquera^ que la direction de la plus grande traction a varié. Or, si un tissu quelconque croit dans divers sens avec une vitesse inégale, il se produira, à sa surface, des tensions, qui sont inégales dans les diverses directions. En vérité, la direction de la plus grande temian doit être perpendiculaire d la direction de la plus grande énergie d'accroissement. Car, un tissu, en voie de développement, peut être considéré comme un corps élastique, cohérent, dans lequel la déformation, produite par l'accroissement de l'une de ses parties, exerce sur toutes les autres un effet de tension, qui sera extrême dans ces points, où a lieu la déformation spontanée, la plus faible. Le sillonnement du cervelet, avec sa loi simple d'accroissement et de plissement, parait confirmer d'autant plus ce principe, que la situation de cet organe pourrait bien le soustraire aux influences exercées par la forme du crâne. Durant tout le développement du cervelet, l'accroissement longitudinal est notablement prépondérant. Sa plus grande tension de la surface s'opérera donc dans la direction transversale, qui est effectivement celle que suivent ses sillons. D'après le même principe, nous devons nous attendre à ce que le plissement du cerveati des primates coincide avec deux périodes dilSirentes d'accroissement de cet organe : avec la première période, ordinairement l'accroissement d'avant en arrière est un maximum ; avec la seconde, l'énergie d'accroissement aux portions frontale et temporale est prépondérante dans le sens transversal. En effet, la comparaison de cerveaux embryonnaires, arrivés à divers stades de leur évolution, démontre à première vue, que les diamètres du cerveau humain éprouvent, pendant l'évolution de sa forme, des modifications essentielles (fig. 49). Lors de la première semaine de développement, tout le cerveau ressemble encore à une sphère ; le diamètre longitudinal difière très-peu du plus grand diamètre transversal. Ce dernier est situé derrière la fente sylvienne, qui, tant que le lobe temporal n*est pas encore développé, présente à ce moment la forme d'une fosse. Dès que la fosse se convertit en fente, le plus grand diamètre transversal gagne davantage en avant et coïncide avec le point» où la fente de Sylvins est débordée par le lobe temporal. Mais, durant tout ce temps, le diamètre longitudinal des hémisphères dépasse de plus en plus leur diamètre transversal : aussi, leur rapport, qui au troisième mois était i : 0, 9, s*ab«isse, dans le cours du cinquième et dxième mois, ai: 0, 7. A cette époque, s'opère le développement des premiers sillons permanents, qui sont tous transversaux ; et, dans le cours du cin*
qnième mois, apparaissent tout d'abord le sillon cenlral^ le sillon occipital (1) perpendiculaire et le sillon occipital horizontal, auxquels s'associent, vers le sixième mois, les autres sillons radiaires primaires (fig. 49, $, $) (2). Dès la fin du
FiG. 49. Gerreaax homains leur frandenr naturella. Ut tout vnt par en bant et dettiDét d'après Eckar. 1 Orreaa de qaatre moit (16 temaiDet) ; 3 de cinq moit (iO temaines) ; 3 de six moit ; 4 de tept mois ; 5 de huit moit (32 temainet). t Scitsnre de Sylfiot. e Sillon central. c\ SUlon posteeotral. C] Sillon proBcentral. fx Sillon frontal topérienr ; f% inférienr. p Sillon arqné pariétal (tilloo interpariétal) ; p sa partie antérienre passant dans le sillon postctntral. ti Sillon temporal supérieur, o Sillon occipital perpendicolaire ; o horiiontal.
sixième mois, les rapports d'accroissement du cerveau commencent à varier. Sa forme totale, telle qu'elle est exprimée par les rapports du diamètre loDgitudlnal avecle|jaius grand diamètre transversal, reste essentiellement la même; mais, dans l!aBcroissement des diverses parties, apparaissent de bonne heure des différences importantes. Comparez des cerveaux de fœtus du sixième au septième
1. Fissura occipitalis perpendicularis (parieto-occipitalîs) et transversa (ciedcarina).