Gudden, Archiv f, Psychiat. II p
4i Hoguenini Correspondenzblatt f. schweiz. Aerxte 1878, n« M.
CONDUCTION DANS LES NERFS PÉKIPUÉRIQUES. lU
périphériques et gagaent» par voie centripète, le cerveau ; les autres partent de Torgane central et se dirigent, par voie centrifuge, vers la périphérie du corps. Mais» il ne conviendrait pas d'utiliser, pour les diverses voies conductrices, des points de départ tellement opposés ; car, ces voies, en différents endroits de leur parcours, sont en relation réciproque. U semble donc opportun dMnvoquer, ici, un principe anatomique, au lieu d'un principe physiologique, et d'étudier les voies conductrices, précisément à ce point de leur parcours, où elles présentent Varrangementy la disposition la plus simple. Ce point fixement déterminé est celui, oii les nerfs sortent directement des organes centraux, sous forme de racines nerveuses. A partir de ce point, nous poursuivrons les voies conductrices à la périphérie du corps, et, ensuite, dans les oignes centraux.
Les racines nerveuses émei^ent de la moelle épinière et forment deux séries longitudinales : l'une postérieure et l'autre antérieure. Les racines nerveuses postérieures sont sensibles; leur irritation occasionne de la douleur, leur section rend insensible le tégument cutané, qu'elles innervent. Les racines nerveuses antérieures sont motrices; leur irritation engendre la contraction musculaire; et leur section, la paralysie des muscles. Les filets des racines postérieures servent à la conduction centripète; après leur section, l'excitation du bout central, et non celle du bout périphérique, produit la sensation. Les filets des racines antérieures opèrent la conduction centrifuge ; l'excitation de leur bout périphérique, et non celle du bout central (1), engendre la contraction musculaire.
Il résulte de ce (ait, observé pour la première fois par Charles Bell et connu sous le nom de loi de Bell, qu'au point d'origine des nerfs, les voies conductrices sensibles et motrices sont complètement séparées les unes des autres. Cette même loi s'applique aux nerfs cérébraux, éL il faut y ajouter que, pour la plupart de ces nerfs, cette séparation est maintenue non seulement sur une courte étendue, rapprochée de leur origine, mais durant tout leur parcours ou, cependant, sur une longue portion de leur trajet (2). La réunion des racines sensibles et
I. Le phénomène, découvert par Magendie,conflrm6par Clau'le Bemar l et Schiff, à savoir que la bout périphérique do la racine antérieure accuse enraiement une faible sensibilité, gui disparaît, en secUonnantla racine postérieure, constitue une exception (Scbiff, Lehrimch der Physiologie, I, p. 14i) Probablement, cette « sensibilité récurrente » tient à ce que la racine <>Pn8ible fournit des Ûiets à la racine motrice ou au nôvrilème, qui recouvre cette dernière.
3. Purement sensibles sont les nerfé olfactif, optique et auditif; purement mo-
lits PARCOURS DES VOIES NERVEUSES GONDUCTRICKS.
motrices en troncs nerveux mixtes est basée, sans doute, sur l'espace relatif à l'expansion terminale des filets nerveux. Les muscles et la peau, qui les recouvre, sont animés par des rameaux nerveux communs. La séparation des voies conductrices, fonctionnellement distinctes, n'est donc conservée, sur tout leur parcours, que pour ces nerfe cérébraux, dont les terminaisons sont considérablement rapprochées de leurs lieux d'origine, tandis que les lieux d'origine eux-mêmes sont trèsdistants les uns des autres. Ici, le trajet séparé comporte des rapports d'espace plus simples, que la réunion primitive des filets sensibles et moteurs, qui se rendent aux parties voisines.
De même que l'origine, le parcours périphérique des nerfs se règle essentiellement sur les conditions de leur répartition. Les filets de ce genre, qui vont à des muscles agissant en commun ou à des départements du tégument cutané, rapprochés les uns des autres, sont disposés ensemble avec ordre. Après que les racines nerveuses antérieures et postérieures ont formé un nerf mixte, ce dernier ne se rend pas toujours simplement et par le chemin le plus court aux endroits, où il doit se propager ; mais il s'unit souvent à d'autres nerfs et opère avec eux un échange de filets. Telle est l'origine des entrelacements nerveux on des plexus. L'importance de ces plexus ou leur rôle doit être le suivant : les filets nerveux, à leur origine de l'organe central, sont déjà arrangés provisoirement et conformément aux conditions de leur répartition périphérique ; et cet ordre, qui n'est pas encore complet, le sera ultérieurement. Aussi, les plexus se montrent*ils principalement dans ces endroits, où certaines parties du corps, par exemple les membres supérieurs et inférieurs, ont besoin de torts rameaux nerveux. Dans ce cas, les conditions d'origine, relatives à l'espace ne permettent pas aux nerfs de sortir de la moelle épinière, exactement de la même manière qu'ils se répandent à la périphérie. A part ce rôle complémentaire, le développement des plexus a évidemment encore un rôle compensateur. Dès leur origine des organes centraux, les filets nerveux, unis sous le rapport fonctionnel, seront le plus rapprochés les uns des autres. Cette union fonctionnelle concorde souvent, mais non toujours, avec l'espace relatif à l'expansion. Par exemple, les fléchisseurs de la cuisse et
teurs, l68 nerfs oculo-musculaires, le facial et l'hypoglosse. Les nerfs analogues à ceux de la moelle épinière, en d'autres termes, ceux qui, seulement près de leur origine, ne présentent pas de mélange, sont le trijumeau, le glosso-pharrngion, le pneumogastrique et le spinal ou accessoire de Willis. Le spinal est le seul, dont la racine sensible possède un ganglion; ce dernier n'existe pas dans les nerfs sensoriels proprement ditf».