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Ck>nductlon dans la moelle allongée

Si nous passons de la moelle épinière à la moelle allongée, les diffieultés, que présente Téiude des voies conductrices^ augmentent. Ces obstacles sont dûs, sans doute, à la structure compliquée de ces voies, qni rend en même temps le trajet de celles-ci plus inextricable ; mais ils proviennent, principalement, de ce que les phénomènes, consécutifs aux solutions de continuité, se révèlent sous Taspect de troubles ou perturbations très-complexes et non de simples interruptions de conduction. Or, après la section des prolongements des cordons moteurs, on .n'observe parfois, qu'une suppression de Pinfluence volontaire, bien que Tes centres, involontairement excités, produisent encore l'innervation des muscles ; et tantôt, ce sont de] telles perturbations dans la combinaison des mouvements, que la juste mesure de ces actes semble supprimée. Dans la moelle épinière, il est déjà difficile de reconnaître les troubles de la conduction sensible. Cette difficulté s'accroît, à mesure qu'on se rapproche davantage du cerveau; car, lors de la suppression absolue de la sensation consciente, on voit appandtre des réflexes toujours plus compliqués, que l'observateur objectif distingue à peine des réactions conscientes. La cause évidente de toutes ces modifications est, que les filets conducteurs sont très-souvent interrompus par des amas de substance grise, qui simultanément unissent ensemble différentes voies conductrices. Pour chaque solution de continuité, il faut donc prendre en considération Tinfluence, qu'exer-

1. Sohiff, P}vsMUi^, I, p. S5I. ^ Voir à ee sujet le ohap. DC.

cent encore les centres restés intacts et situés au-dessous de cette section.

Relativement très-simple est la réponse à cette question : de quel côté de la moelle allongée et des pédoncules cérébraux cheminent les voies conductrices? Éprouvent-elles et où subissent-elles d'autres croisements, indépendamment de celui qui a été déjà effectué dans la moelle épinière ? D'après les observations pathologiques^ faites chez l'homme, les vastes destructions de substance d'un hémisphère produisent régulièrement la paralysie complète motrice et sensible de la moitié opposée du corps ; mais, du même côté, le mouvement et la sensation sont conservés. Dans ce cas, chez les quadrupèdes^ la paralysie du côté opposé n'est pas complète ; et on en trouve des traces, dans le même côté. On a conclu de là, que chez l'homme le croisement était total ; el partiel seulement, chez les autres mammifères (1). Or, cette interprétation est très-douteuse. Premièrement, chez les mammifères inférieurs, les centres, situés dans les tubercules quadrijumeaux et les couches optiques, et dont les filets, même chez l'homme, subissent un croisement partiel, jouissent évidemment d'une plus grande indépendance (2). Deuxièmement, Tirritation de tous les filets de la couronne radiée et de certains points centraux dans l'écorce cérébrale a une action croisée, chez tous les mammifères (3). (1 serait donc juste de supposer, que ces différences tiennent uniquement à la prépondérance fonctionnelle de diverses parties cérébrales,des lobes cérébraux chez l'homme, des ganglions cérébraux postérieurs chez les mammifères inférieurs.

Quant aux endroits, oii s'opère le passage des filets d'un côté à l'autre côté, voici ce que nous apprend l'expérimentation physiologique. D'après Schiff, le croisement commence presque au point, où le canal central s'élargit, pour constituer la fosse rhomboïdale. Dans ce cas, ces filets, qui produisent le mouvement de la colonne vertébrale et de la tête, passent de l'autre côté ; beaucoup plus haut, près du pont de Yarole, se croisent alors les voies pour les extrémités postérieures ; à la limite du pont, les filets, destinés au mouvement de la colonne vertébrale et de la tête, éprouvent de nouveau, du côté primitif, un croisement en arrière, tandis qu'à hauteur égale commence le croisement pour les muscles des extrémités iantérieures (4). Proba-

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