‹ Eléments de psychologie physiologiqueChapitre 66 sur 204 · I. Voir chap. V, n · texte numérisé non relu

I. Voir chap. V, n

9. Huguenin, Correspondenzblait, f, êchweiz, Aerzte, iS7S, n* n.

cidée. De méme^ la localisation des sensations olfactives et gustatives^ qui, selon ranatomie, résiderait en certains points de la base du cerveau, est uQe hypothèse méritant une confirmation directe. Enfin» les recherches sur l'aphasie et sur les états, qui s'y rapportent, établissent d'une façon péremptoire, que Técorce cérébrale rcN[îèle des centres plus compliqués, représentant probablement les points nodaux des voies intracentrales ; et la dégénérescence de ces centres entraîne, par conséquent, non de simples paralysies musculaires ou sensorielles, mais des perturbations complexes. Ces centres supérieurs occupent, évidemment, dans Técorce du cerveau de l'homme, un espace plus considérable, que dans celle de l'animal, où les foyers centraux directs des sensations sensorielles et des mouvements musculaires semblent prépondérants.

Prenons, pour point de départ, les faits révélés par l'examen des fonctions et jetons finalement un regard sur Vétude anatotnique de Vécorcé cérébrale. Comme nous l'avons remarqué au début, et pour des raisons toutes naturelles, cette étude, moins avancée que celle des systèmes de conduction des segments cérébraux, est restée bien plus en arrière des résultats de l'investigation physiologique et pathologi* que. La question, de poursuivre les voies conductrices jusqu'à leurs terminaisons dans l'écorce du cerveau, ne s'applique, tout au plus, qu'à la voie, rayonnant dans les deux circonvolutions centrales et originaire des pyramides. Cependant, on ne peut méconnaître, que du moins l'esquisse générale de la structure, qui est confirmée par l'analyse microscopique et macroscopique du manteau cérébral, concorde pleinement avec les données de l'examen fonctionnel. Tandis que les rayonnements de la couronne de Reil entrent dans l'écorce cérébrale, ils sont partout, excepté dans la région occipitale (fig. 57, voir A fig. 39 et 40, page 81 et 82), croisés par les filets du corps calleux, qui se dirigent également vers l'écorce cérébrale, car ils se répartissent symétriquement dans les deux hémisphères. Les filets du corps calleux forment donc une voie conductrice, qui réunit les parties corticales correspondantes des deux moitiés cérébrales. Comme le laisse déjà présumer l'accroissement considérable du corps calleux d'avant en arrière (1), cette union a lieu principalement entre les parties corticales de la région occipitale. Par conséquent, le développement im-

i. Cet accroissement du corps calleux, d'avant eu arrière, est démontré par une section transversale de cet organe.

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parfait du corps calleux, d<$veloppement analogue à celui qu'on remarque chez les microcéphales , est spécialement accompagné de l'étiolement des lobes occipitaux postérieurs (1). En outre, des faisceaux de filets arcif ormes s'étendent d^une circonvolution à une autre circonvolution ; ils semblent relier la surface corticale de deux circonvolutions voisines {f a fig. 40) (2). Enfin, quelques faisceaux plus longs, d'une espèce analogue, sont tendus entre certaines régions corticales, plus éloignées, de chaque hémisphère : Tun de ces tractus de filets unit le lobe frontal et temporal ; et un autre, la pointe occipitale avec la tempe (3), On trouve donc, dans Técorce du cerveau, trois systèmes de filets : 1° des filets de la couronne radiée^ sorte de prolongements des voies conductrices ascendantes ; 2° des filets commissurauXy voies conductrices placées entre les provinces corticales correspondantes des deux hémisphères ; et 3® des filets arciformes ; nous donnons cette dernière désignation à tous ces tractus de filets, qui établissent une voie conductrice entre diverses provinces de la même moitié cérébrale. Ils se divisent de nouveau en filets de circonvolutions^ c[ui relient des circonvolutions voisines et en filets ^association^ qui cheminent entre des régions corticales d'un hémisphère, plus éloignées (4).

La substance grise de Vécorce cérébrale reçoit tous ces systèmes de filets (5). Elle contient, comme éléments constituants prépondérants, plusieurs couches de cellules nerveuses, qui, vers le noyau médullaire, comme vers la surface de l'écorce, se convertissent en prolongements de filets. Elles sont couchées dans une substance fondamentale. Celleci, près de la surface corticale, ressemble de plus en plus au tissu conjonctif, jusqu'à ce que, à la surface même, elle se transforme en membrane vasculaire de nature conjonctive. La couche superficielle de cette substance fondamentale (i fig. 64) ne renferme, à part les cellules de tissu conjonctif, que de rares corpuscules nerveux, à configuration

1. J. Sander, in Archiv f. Psychiatrie de Griesiiiger,I,p.299.— Bischoff, Ahhandt, d. bayr. Akad. 1873, p. i7i.

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