‹ Eléments de psychologie physiologiqueChapitre 65 sur 204 · Ogle, M$die(hchirurg, tran$act. vol. 84. 1871, p · texte numérisé non relu

Ogle, M$die(hchirurg, tran$act. vol. 84. 1871, p

168 PARG0UB8 DBS VOIES NERVEUSES CONDUCTRICES.

Les troubles» consécatifs à la destructioa des régions de Técorce cérébrale citées tout à Pheure, sont complexes de leur nature ; et avec des lésions trës-limitées, quelques symptômes de dégénérescence» par exemple la c^ité verbale et Tagraphie d'une part, d'autre part l'aphasie, proprement dite, peuvent, jusqu'à un certain degré, exister isolément. Par conséquent, ce domaine cortical du langage doit être divisé, de nouveau, en plusieurs régions secondaires. Jusqu'à présent, un seul fait a été établi, à cet égard, avec une certitude suffisante : tandis que Taphasie» proprement dite, est ordinairement liée aux lésions de la troisième circonvolution frontale, le symptôme de la cécité verbale apparaîtrait seulement, lorsque la première drconvo^ lution temporale opposée est atteinte (1). Les deux régions sont désignées par D et £ dans la fig. 62. Nous sommes très-peu renseignés sur les systèmes de conduction, qui sont reliés ensemble dans le territoire cortical du langage. D'après la nature complexe de la fonction du langage et ce fait, que la sensation de son et l'innervation motrice restent intactes dans les états aphasiques, nous pouvons poser avec une très-grande vraisemblance cette conclusion : le champ central du langage ne contient ni la terminaison intime des filets de l'auditif, ni celle des filets nerveux moteurs des muscles du langage. Quant à ces derniers, ceci a été confirmé par d'autres recherches, entreprises sur la situation des régions motrices dans les deux circonvolutions centrales. Nous devrions plutôt admettre, que le centre sensoriel du langage est uni, par une voie intracentrale, avec le territoire cortical du nerf auditif, et que le centre moteur du langage est uni, par une voie de ce genre, avec le territoire cortical, servant à l'innervation directe des muscles du langage. Pour les corrélations intimes, existant entre l'image du mot écrit et celle du mot articulé et, de nouveau, entre chacune d'elles et les fonctions motrices du langage et de l'écriture, on est en outre obligé de faire l'hypothèse suivante : à l'égal de ce qui a lieu pour les champs corticaux du nerf auditif et des muscles du langage, des centres spéciaux correspondent, à l'intérieur du domaine central du langage, aux champs corticaux du nerf optique et des muscles mis en activité pour l'écriture ; et tous ces centres sont, de nouveau, étroitement reliés ensemble. On comprend très-bien, qu'on n'ait pas encore songé à fournir une démonstration des voies conductrices centrales, ici supposées. Il est donc tout au plus possible^ en se basant sur les formes

i. Weniioke, Ber aphatische Symptomencomplex. Breslau IS74. — Kahler et Pick. Beitràge, p. 24 et S82.

diverses du trouble central du langage, d'esquisser un schéma hypothétique des différents centres et de leurs unions (1).

Si tous les résultats, recueillis par Tobservation pathologique sur le rapport de Técorce cérébrale avec les divers systèmes de conduction, nous les comparons avec les données fournies par les expériences sur les animaux, on ne peut méconnaître, que ces deux procédés sont arrivés à un haut d^pré de concordance, surtout relativement à des &its, en quelque sorte indiscutables. Ainsi, on a principalement démontré, que les foyers centraux de Tinneryation motrice directe occupent une situation, généralement analogue,chez Thomme etles animaux. Particulièrement chez Thomme et le singe, la disposition, Tarrangement de tous, ou presque tous, les points moteurs, dans les circonvolutions centrales, s'effectue dans le même ordre. Cette donnée s'applique en quelque sorte à la localisation des sensations visuelles dans les lobes occipitaux, bien qu'ici les observations soient moins nombreuses pour l'homme et les animaux, et rencontrent encore certains contradicteurs. Car, dans ces lobes, l'arrangement des diverses parties corticales, par rapport aux diverses parties des deux rétines, correspond absolument au mode de croisement existant dans le chiasma des nerfs optiques. Bien plus défectueuses sont les observations, concernant les autres domaines sensoriels centraux. Ainsi, on n'a pas trouvé une région centrale acoustique pour l'homme; seulement, la première circonvolution temporale serait, très-probablement, le centre de la perception verbale, qui participe à la fonction du langage. Les observations de Ferrier et de Munk sont unanimes à placer, chez les animaux, le centre acoustique dans les parties postérieures du lobe temporal, à la limite de ce centre sensoriel du langage chez l'homme. L'observation pathologique devra donc rechercher, dans la même région, la surface sensorielle du nerf auditif. En effet, Huguenin a découvert dans un cas de surdité, déjà ancienne, une atrophie du lobe temporal du c6té opposé, surtout de la première circonvolution (2). Relativement aux sensations tactiles et musculaires, les observations de Munk concordent avec quelques faits pathologiques, puisque ces derniers indiquent également, comme probable, une localisation des sensations, qui serait directement voisine des mouvements correspondants. Au point de vue physiologique et pathologique, d'autres données contredisent ce résultat ; cette question a donc besoin d'être mieux élu-

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