‹ Eléments de psychologie physiologiqueChapitre 68 sur 204 · Gerlacb. {loe. di · texte numérisé non relu

Gerlacb. {loe. di

6. Vavant-mur (claustrum) était rangé, par les anciens anatomîstes, dans les noyaux ganglionnaires du cerveau, parce qu'il se rattacbe extérieurement au noyau lenticulaire. D'après MeTnert, c'est purement un amas, extrêmement développé, de cette couche cellulaire mterue, appelée, à cause de cela par cet auteur, formation

ment reparties dans loutes les portions de Tëcorce. Les cellules pyramidales sont les plus nombreuses, à la surface libre des circonvolution». Elles disparaissent presque entièrement dans la profondeur des sillons, où, au contraire, les cellules de la couche interne, plus petites et placées en travers, augmentent de quantité. Par conséquent^ on voit les faisceaux de la couronne radiée pénétrer seulement dans les parties des bourrelets, convexes extérieurement ; et dans les sillons intermé* diaires, directement au-dessous de Técorce, se trouvent ces filets arqués, qui vont d'une circonvolution à une autre circonvolution. Héme, dans les divers départements de la surface cérébrale, la structure de Técorce n'est pas absolument uniforme. Par exemple, les bourrelets marginaux de la face médiane du lobe postérieur, et, d'autre part, les circonvolutions centrales, comme le revêtement de la circonvolution en crochet et de la corne d'Ammon, se comportent différemment. Le premier rang ne possède, que de rares cellules pyramidales, mais la formation des petites cellules irrégulières et des tissus, analogues aux corpuscules lymphatiques, y est prépondérante. Au contraire, dans Fécorce des circonvolutions centrales, surtout antérieures, quelques cellules pyramidales atteignent une grosseur extraordinaire ; ce sont alors les pyramides géantes ; chez les animaux, elles ont été démontrées dans les régions motrices (1). Le gynis uncinatus et la corne d'Ammon contiennent aussi de grandes cellules pyramidales, qui sont ici accumulées en plusieurs couches (2). On ne range pas habituellement le revêtement du bulbe olfactif, dont la structure est si différente, dans Técorce cérébrale proprement dite, mais dans les surfaces sensorielles. Gomme principes constituants prépondérants, on rencontre des cellules ner* veuses plus petites ; celles-ci ressemblent aux éléments, contenus dans les couches nucléaires de la rétine, et sont probablement intercalées dans le parcours des filets du nerf olfactif (3).

L'arrangement régulier des prolongements, originaires des cellules pyramidales nous incline à penser, que ces prolongements sont en

de VamnUmur, Il en est, de même, du noyau de Tamygdale, situé en bas de Ta^ yant-mur, près de Técorce de la circonvolution en crochet. (Meynert, loc. cit p. 710).

1. Betz, Centralblait f. die med. WUsensch. 1874, p. 678^ S95.

2. C'est pourquoi, Meynert at>pene généralement formaUandela com$d*Ammofi la éouche des cellules pyramidales (p. 707, 7il).

3. A la surface du bulbe olfactif, ces noyaux donnent Itoa à une Oonebe d6 tissus enroulés et pelotonnés. La formation de ces derniers serait dûe^ à ce que les filets de l'olfactif, au point où ils sont interrompus par les noyaux, suivent un trajet entrelacé et ressemblent à un peloton de fil (Ifeynert. in Oeto^ekhrê àé 8tricker,p. 716);

relation avec les diverses voies conductrices, qui se rencontrent dans récorce. Probablement, les prolongements de la base, dirigés vers Tintërieur, passent directement dans ces faisceaux de filets, qui se rassemblent, pour former la couronne de Reil. La disparition simultanée de ces deux tissus, dans la profondeur des bourrelets marginaux, milite en faveur de la connexion des filets de la couronne radiée avec les cellules pyramidales. L'union des autres prolongements avec certains systèmes de filets, union qui s'opère ici par l'intermédiaire du réseau terminal» est une pure présomption. Peut-être, le réseau terminal est-il le lieu commun d'origine, d'une part de tous les prolongements protoplasmatiques^ provenant des cellules pyramidales, et d'autre part des flletsde commissures, des filets de circonvolutions et des filets d'associations. Ce réseau donne-t-il aussi naissance aux filets de la couronne de Reil ? nous l'ignorons. Les autres cellules de l'écorce cérébrale^ en tant qu'elles ne représentent pas l'état adulte des grandes cellules pyramidales, ont probablement une importance plus secondaire ; car, les unes sont les points nodaux du réseau des filets terminaux, et les autres changent la direction de certains tractus de filets. Ce dernier rôle incombe surtout aux cellules de la couche interne, placées transversalement et qui, par leur présence dans la profondeur des bourrelets marginaux, témoignent d'une relation avec les filets arqués (I).

Les filets multiples de jonction, qui relient des domaines corticaux séparés et forment, indépendamment des irradiations de la couronne de Reil, le manteau cérébral, doivent inévitablement être regardés, comme des voies conductrices, destinées à réunir, pour une fonction combinée, diverses parties de l'écorce du cerveau. Ainsi, les filets commissuraux contribueront probablement à la fonction simultanée ou successive des parties corticales, correspondantes, des deux hémisphères ; les filets d'association mettront en relation des organes terminaux» disparates, de l'écorce cérébrale ; les filets de circonvolutions uniront, en vue d'une action commune, les parties corticales, directement en contact. On est encore autorisé à présumer, qu'à l'aide de ces filets de jonction, les troubles fonctionnels, consécutifs aux destmo-

1. L'accroissement de volume des cellules pyramidales, de dehors en dedans^ noo8 incline à croire, que ces cellules se renouvellent continuellement, à partir de la surface de Técorce, c'est-à-dire des endroits, où le sang afflue, grâce à la membrane vascnlaire. Les diverses couches de cellules pyramidales signifieront alors autant de générations de cellules; c'est pourquoi, ce processus de disparition et de renouvellement, auquel sont soumises toutes les parties élémentaires^ semble, pour ainsi dire, s accomplir, ici^ soms nos jeux.

lions partielles de Técorce cérébrale, se compensent graduellement, puisque d'autres éléments remplissent la fonction des éléments supprimés. Or, la structure du manteau cérébral confirme généralement cette manière de voir, qu'imposent les faits physiologiques : Técorce du cerveau est, en quelque sorte, le miroir réfléchi des parties périphériques du corps. Elle diffère essentiellement de ces dernières, en ce que, chez elle, les représentations (Yertretungen) des divers organes de sensation et de mouvement sont liées ensemble, de la façon la plus multiple et conformément à leurs relations fonctionnelles.

Le résumé précédent des connaissances, acquises jusqu^à ce jour, relativement aux systèmes de conduction de Técorce cérébrale, nous amène, tout e» tenant compte des difficultés de Texpérimentation, à formuler la proposition fondamentale suivante : on ne doit tenir, en quelque sorte pour indiscutables, que les faits qui ont été confirmés par plusieurs observateurs ; ou bien, les faits, au sujet desquels concordent les résultats, obtenus par divers procédés. Les mômes considérations ont servi de règle, lorsqu'il s'est agi d'interpréter les phénomènes. Mais il ne faut pas oublier, que de graves divergences existent entre les divers physiologistes expérimentateurs, sur cette dernière question. Ainsi, Hermann (i) a fait valoir contre les essais d'irritation, appliqués aux points corticaux moteurs, que, dans cette circonstance, les déviations de courant sur des parties, plus profondément situées, pouvaient illusionner Texpérimentateur. Ce physiologiste trouve une confirmation de son objection dans cette expérience : si l'écorce est détruite jusqu'à une profondeur assez considérable, les conséquences de l'application de l'irritant se manifestent encore. Ce dernier cas à été également observé par Garville et Duret(2), qui ont d'ailleurs démontré, que les symptômes d'irritation persistent, même après la destruction du corps strié. Comme ces deux savants l'ont remarqué, la limitation locale des régions excitables par de faibles irritants est, en partie, défavorable à l'hypothèse des déviations de courant. D'autre part, il est facile de comprendre que, même sur une certaine étendue, l'irritant peut atteindre, dans la profondeur, les filets moteurs de la couronne radiée qui se terminent dans une région corticale. De plus, les symptômes de dégénérescence, consécutifs à l'extirpation des points moteurs, viennent prendre place à côté des phénomènes d'irritation et les compléter. Or, ces points moteurs eux-mêmes ont été, de nouveau, l'objet d'une interprétation diverse ; car, on a rapporté les troubles de mouvement à une perturbation de la sensibilité tactile et présumé par conséquent, que ces points en question contenaient des domaines sensoriels. Schiff (3)

i. Archiv f. Physiologie de POûger, vol. X, p. 77.

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